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2 x 2 = 2 !
Après avoir réalisé le deuxième temps aux essais chronométrés et obtenu la deuxième
place lors de la manche d'ouverture au Mans et après avoir terminé les deux dernières courses
en terre Nivernaise à la deuxième place, je suis arrivé à Magny Cours en comptant
rompre avec cette série de premiers accessits.
C'est ce que j'ai commencé à faire aux essais chronométrés
en m'emparant de la pôle-position, aussi bien lors de la séance matinale que lors de la deuxième
disputée l'après-midi.
Disposant d'une avance confortable sur Protat et sa Ducati dès les premiers essais chronos, je me suis motivé
pour la deuxième en essayant de m'emparer du record de la piste.
Mais pour 2/10ème, je n'y suis pas parvenu, principalement en raison d'une fourche réglée
un peu trop souplement pour ce rythme très élevé qui m'a contraint à rendre la main suite à une perte d'adhérence
dans le premier gauche très rapide de mon tour chrono. Au départ, ce sont les Ducati qui se sont avérées
les plus promptes avec Protat suivi de Mulot au commandement
dès le premier virage. Je dépasse très vite Mulot et remonte Protat qui est parti comme un boulet de canon.
Au troisième tour, je prends le commandement en dépassant la Ducati au freinage d'Adélaïde.
Mais deux tours plus tard, Protat me rend la politesse au même endroit. Je décide
de rester derrière pour observer ses points forts et ses points faibles. Je m'aperçois que la Ducati
accélère très bien et est plus rapide que ma Kawasaki dans les bouts droits.
Ce n'est pas une surprise puisque l'an passé, j'avais eu tout le loisir d' observer les mêmes différences.
En revanche, ma Kawa me permet de freiner plus fort
et d'être un peu plus rapide sur les changements d'angles. Le rythme très élevé tenu par Frédéric
Protat ne m'incite pas à repasser devant et je décide de le laisser mener ce train d'enfer.
Pour vous situer le niveau, Fred réalise le meilleur tour en course à seulement 3/10ème
du record de la piste réalisé en pneu de qualification. Si je le suis sans problème le premier tiers de la course, j'ai
ensuite plus de mal pour deux raisons. La première c'est quemon pneu arrière se détériore
et se met à beaucoup glisser, et ensuite parce que mon moteur monte excessivement en température et perd
de la puissance.
Nous testions sur ma moto un calorstat en vue de l'Endurance, et celui-ci ralenti excessivement
la circulation d'eau ce qui se traduit par une élévation de la température de près de 20°
par rapport à la température idéale soit une perte d'une dizaine
de chevaux.
Mais je m'applique, modifie mes trajectoires afin de relever plus tôt la moto pour pouvoir passer
la puissance sans trop glisser et parviens à recoller Fred qui avait pris un peu d'avance.
Manque de pot, alors que je venais juste de faire la jonction, un groupe d'attardés qu'il parvient à doubler au freinage d'Adélaïde,
me bloque et me fait reperdre le contact.
La fin de course est proche, mais je ne lâche pas le morceau et ré-attaque de plus belle pour remonter sur Protat.
Je suis de nouveau dans sa roue en arrivant au dernier freinage alors que nous fondons sur un groupe d'attardés.
Fred est gêné et je tente l'intérieur, mais mon pneu fatigué ne me permet pas d'accélérer
suffisamment pour prendre le dessus et nous franchissons la ligne, carénage contre carénage, 7/100ème de
seconde seulement nous séparant.
Ce fut une belle course, au rythme très élevé et Protat n'a pas commis l'erreur qui m'aurait permis de l'emporter.
Après le Mans et les 3/10 ème qui me séparaient de Delétang
et sa Yamaha hélas absents à Magny Cours mais qui sera le week-end prochain à Albi
et les 7/100ème ce week-end contreProtat, j'ai maintenant une double revanche
à prendre dimanche en terre albigeoise. C'est bon pour la motivation! En attendant Protat prend la tête du Championnat, un point devant
moi.
A la semaine prochaine. Bertrand Sebileau. |