Pau…. La dernière
Je profite de ma descente à Nogaro pour l'Endurance DCF
pour passer 3 jours de repos dans le sud ouest.
Malgré le soleil de ce week-end et notre belle victoire aux 6 heures, je repars avec Christophe Loustalet
vers Pau accompagné d'un rhume persistant.
Le lundi après-midi, je l'assiste pour une série de tours de mise au point sur le circuit d'Arnos avec sa Yamaha
R1.
C'est l'occasion pour moi de monter pour la première fois sur cette machine.
La moto est assez facile à conduire et moins surprenante que je pensais sur la puissance exploitable.
Je lui fait part de mes sensations et nous faisons évoluer la machine dans le bon sens, les chronos descendent !
Le mardi, je repars sur Lourdes pour rejoindreJérôme chez Marie
et Jean Espagne. Jérôme vient d'Allemagne avec un camion prêté par Peter Hegemann.
Suite à notre rencontre à Ledenon, celui-ci est venu à Paris pour faire plus ample connaissance.
Nous avons dîné avec JBB et Jean-Bapt
pour établir des plans pour la suite. Jérôme est reparti avec Peter sur Stuttgart
pour faire des photos de l'@tomo.
Nous voilà, dans l'illégalité car c'est un 6 tonnes
et Jérôme n'a pas le permis lourd !
Mercredi soir, nous arrivons sur le circuit
pour occuper une partie du paddock. Il faut caser le camion, son auvent, la tente mécanique, la Volvo, le camion d'Eric Kovacs
et l'Espace de Fred qui descend nous assister.
Nous rencontrons sur place Eric Mairone et
nous l'invitons à partager notre luxueuse installation.
Les Essais
Jeudi :
Lle temps est au sec mais la piste est encore humide par endroits. Je pars pour la première série d'essais avec la moto dans la configuration
de Carole. Après quatre séances de 20 minutes au long de la journée, la piste à
conservé ses marques d'humidité dont une belle flaque au milieu de la descente rapide.
Les principaux concurrents arrivent au fur et à mesure et Eric Kovacs nous rejoint au soir. Moustic
nous assiste pour monter l'auvent du camion à grands coups de "ATTENDS".
Sans plan de montage, c'est un vrai casse-tête mais, à la fin, nous
disposons d'un logement digne des bonnes équipes de l'Open.
Les derniers chronos du Jeudi commencent à être corrects avec un 1'26"2
de bon augure pour la suite.
Les pneus se marquent quand même beaucoup à droite. Il faudrait des ressorts moins tarés pour ce circuit bosselé sans gros appuis et des
cordes longues.
Nous n'en disposons pas et mes seules évolutions consisteront à monter un démultiplication encore plus courte pour le lendemain avec comme
objectif de rentabiliser toute notre puissance disponible pour la ligne des stands.
La soirée se termine à l'auberge du circuit, chez Paulette,
pour une garbure bien méritée. Nathalie arrive dans la nuit, déposée par Marie-Claude, la
secrétaire de ProTwin.
Vendredi :
La pluie à fait son apparition dans la nuit. Le pneu pluie avant d'Assen
est encore en état de rouler et nous avons l'arrière de Carole.
La moto se comporte bien sous un léger crachin et je m'habitue à la démultiplication courte.
Les essais de l'après midi nous permettent de valider le disque carbone fin qui chauffe un poil plus vite. On nous promet un
week-end sur le sec et le temps ne nous permet pas de progresser pour cette configuration, enfin, c'est au cas où ! Claude Rigoulat à fait une figure avec son Aprilia qui fait oublier celle de Mamola.
Il a glissé au début de la grande descente, s'est fait éjecter et est retombé en travers du réservoir sur le ventre. Encore accroché au guidon,
il a du redonner un coup de gaz et a été éjecté une deuxième fois pour finir à coté de la moto, toujours accroché au guidon mais en glissade
sur ses bottes et dans l'herbe !!!
50 mètres plus loin, il réussit à s'arrêter sans être tombé. Bonhuil qui le suivait, n'arrive pas à le faire croire à ses collègues du paddock
!
Bien humides, nous préparons des slicks pour le lendemain et partons nous réchauffer chez Paulette.
Samedi :
Lle temps est nuageux mais pas de pluie au petit matin. Espoir déçu assez vite car le crachin froid recommence et nous partons pour la première
séance d'essais qualificatifs sur le mouillé. Le pluie arrière en 190 de Dunlop que j'avais trouvé très glissant à Carole est ici plus en état de chauffer.
Je prend confiance peu à peu et j'obtiens le deuxième temps en 1'37"9derrière Amalric qui a fait un excellent
1'35"1. Les autres sont beaucoup plus loin,Moustic, Vidal, Mairone
sont à plus de quatre secondes, Diss à plus de cinq et Maïsto à près de sept !
Pour la deuxième séance, pas de changement, la pluie a même forci et j'essaie un autre pneu arrière, ancienne génération, en 180 de large.
Les glissades sont plus contrôlables mais il est un peu moins bon.
J'augmente quand même la cadence même si le temps est sensé être sec pour la course.
Les chronos sont descendus mais Amalric conserve la pôle avec un 1'34'6, je me suis rapproché
à une seconde mais Moustic est troisième à 3 secondes, Diss à quatre, suivent ensuite
en deux secondes Vidal, Juyon, Ledoux, Mairone, Rigoulat et Maïsto. .
La Course
La course, prévue pour la fin d'après midi de dimanche a été déplacée
à 11h15 ce qui nous évite des désagréments possibles dus aux décalages mais nous laisse moins de deux heures entre le warm-up et la mise en
grille.
Nous nous levons de bonne heure pour observer le ciel, il est nuageux mais assez clair, la piste commence à laisser apparaître des trajectoires
séchantes, mais assez vite, le crachin recommence et s'amplifie.
Nous avions préparé des slicks et je sacrifie le warm-up pour retourner
chez Dunlop mendier des gommes appropriées en bon état.
Ils m'apprennent qu'il n'y a plus de 190 disponibles alors qu'Amalric
vient d'en faire monter un ! Je retourne à la tente avec mon 180 d'hier et Jérôme décide d'aller faire monter un Michelin.
Roue démontée chez eux, Roland, le responsable Dunlop, vient le trouver pour dire qu'il a remis la main sur un stock de 190
!
Je retourne le voir et il me le fait retailler. Il me conseille de le retailler moins pour le cas d'une piste moins humide et j'attends, à
moins d'une heure du départ, que le pneu soit prêt.
L'heure de la mise en grille arrive et la pluie tombe de plus belle.
J'ai mis la belle combinaison Vidal et un équipement séché au ventilateur de la Volvo.
Nous partons pour le tour de reconnaissance et le tour de chauffe pour venir nous placer sur la ligne de départ. La moto, dès son arrêt, émet
des vapeurs issues de l'eau récoltée par le radiateur car nous n'avons pas de garde boue avant.
Je suis obligé de la maintenir penchée sur le côté pour éviter que mon casque ne s'embue mais c'est peine perdue !
Le départ est donné et je me trouve, au premier virage, juste derrière Moustic.
Dans la remontée suivante, Sébastien Diss arrive à ma hauteur et me heurte. Je finis à l'extérieur et me fait passer
par Amalric.
Au deuxième tour, je les suis dans le pif paf rapide des stands mais
jauge mal la corde et passe sur la bande blanche, je glisse et perd la trajectoire pour finir dans l'herbe.
Deuxième catastrophe évitée, je reviens sur la piste et recolle le paquet malgré un arrière qui a du mal à chauffer.
Deux virages plus loin, Diss est troisième et tombe devant mes roues. Je manque aussi de chuter car la piste est couverte d'huile et le drapeau rouge est levé.
C'est Moustic qui a explosé son joint de filtre à
huile !
Tout le monde revient aux stands et nous attendons près de trois quarts d'heure que la piste soit nettoyée.
Nous sommes trempés, gelés et nous finissons par refaire une procédure de départ. La première course ne compte pas et nous allons repartir
pour 11 tours seulement. J'ai demandé à Jérôme de remettre du scotch sur le radiateur car la moto ne chauffe pas
assez. Il bouche même une des écopes.
Moustic a eu le temps de changer son joint, nettoyer son bac et peut repartir
ainsi que Diss qui a changé ses repose-pieds cassés.
Nous faisons un tour de reconnaissance avec, sur la moitié du circuit, des drapeaux jaunes rayés de rouge qui signalent que la piste n'est
pas complètement propre.
Deuxième départ, la moto ressemble de plus en plus à une cocotte minute et, visière
complètement embuée, je rate mon envol en glissant sur le damier du départ.
Un travers à contrôler et je me fait déposer
par les deux lignes qui suivent. Un passage dans les quinze à la corde ne me laisse pas beaucoup d'espoir pour la suite d'autant plus que le
pneu ne chauffe pas assez vite.
Je fais même quelques travers à l'accélération car la moto est encore
trop froide (entre 34 et 37° au lieu de 60, 70°) et me fait des coupures.
Après cinq tours où les chutes se multiplient autour de moi, je commence
à m'habituer à la remise en gaz pour éviter les travers et le pneu se met à chauffer un peu.
Je commence à monter le rythme mais les premiers sont loin et je ne suis que 6ème. Je vois alors Moustic qui vient
de chuter dans le premier fer à cheval et garde espoir car il peut arriver un problème à Amalric et dans ce cas je dois
finir au moins troisième. Christian Schiavinato chute devant mes roues au freinage du Laguna Seca
et je me retrouve quatrième.
Encore trois tours et je rattrape des attardés, je double d'ailleurs Eric et vois enfin ma belle @tomo
en mouvement.
Je passe Vidal pour prendre la troisième place mais Maïsto est encore à quelques encablures.
Il reste deux tours et je le rattrape au bas de la descente pour lui faire les freins au petit gauche en dévers. Un record du tour dans la
dernière boucle me permet de n'arriver qu'à 5 secondes d'Amalric à l'arrivée.
Il a fait une course tranquille et emporte le championnat
avec une troisième victoire qu'il a bien méritée !
Conclusion
Encore une série de petits soucis en séquence, comme à Carole, nous ont pénalisés sur le résultat final.
Une deuxième place au championnat vient, quand même, récompenser toute l'équipe.
Peu auraient pensé que nous serions si bien placés avec un prototype terminé après la première course.
Cela nous laisse la possibilité de grimper la dernière marche pour 2001 avec une coopération et un soutien plus large. Notre image a été excellente
sur cette fin de saison, tant au niveau du public que des partenaires, et nous nous devons de présenter un plan d'évolution clair, efficace
et réalisable pour conserver cette dynamique.
Forza @tomo !