06H00 de Brno par J. M. Salvaïa
Et nous voilà en route pour BRNO…
Comme nous sommes plusieurs à partir de Grenoble, nous décidons de faire connaissance. Iain Sutton qui s’occupe de la partie cycle, vient un soir poser des tas de questions à notre petit Jean-Mi (un peu dépassé par les évènements) sur les pneus, les amortisseurs, les démultiplications, son poids, sa taille (un peu indiscret tout de même) et ça va même jusqu’à la pointure de ses chaussures…
Bienvenue dans la 4ème dimension… Nous arrivons les 1ers sur le circuit et nous attendons l’autre équipe avec le camion et la moitié de Jean-Mi, Emmanuel RIPAULT (1er ex æquo de la Coupe DUCATI à l’heure actuelle, excusez-nous du peu).
Coincés à la frontière pour une histoire de paperasse sans intérêt, les voilà tranquilles, qui se font un pique nique improvisé à coup de saucissons devant les douaniers tchèques (pas très commodes d’ailleurs), alors qu’il est interdit de faire rentrer des produits frais chez eux…
on a failli les attendre un moment !!!
Enfin, y’avait que des mecs, il faut les excuser… SUZUKI Tchèque avait loué le circuit toute la journée de mercredi, on ne pouvait donc pas rouler.
Jean Michel Salvaia et le Ducateam à BrnoDu coup, notre super team manager Daco est allé baratiner les tchèques en disant que le DUCATEAM envisageait de faire rouler une SUZUK’ l’an prochain… (laissons-les dans leurs illusions…).
Et v’là ti pas que nos 2 pilotes émérites vont faire leurs premiers tours de circuits sur une CB 500. Manu nous confirmera qu’il faut pédaler en ligne droite et que jamais, au grand jamais, nous ne nous transformerons en SUZUKTEAM.
Tous deux ont été enchantés par ce magnifique circuit, mais au vu de ladite « ambulance » et du dit « camion de pompier », Jean-Mi et Manu ont pris conscience qu’une chute ou un incendie pourrait être plus compliqué que prévu, s’il fallait envoyer nos mécanos Kodac et Bruno à la rescousse.
Alors ils ont pris la sage décision, de ne pas donner plus de boulot à l’équipe... nous les en remercions.
Tout est prêt, tout est rôdé, chacun est à son poste. Hervé notre chauffeur, s’avère être aussi un béquilleur de grande précision. Tex lui, fait le plein sans arrêt (et dans tous les sens du terme ; je n’ai jamais vu quelqu’un manger autant). Bruno, Kodac et Iain bichonnent la belle italienne pour le grand jour. Isabelle et Sandra, nos chronos - cantines s’occupent parallèlement du bien être et du confort de nos 2 petits protégés… (mais pas trop quand même...).
C’est Daco qui a la lourde tâche de coordonner tout ça et surtout de ne pas céder aux caprices de nos 2 gamins Manu et Jean-Mi.
Même Hélios nous a rejoint pour immortaliser ces instants de pur bonheur et rafraîchir la robe de notre belle jument. Seul manque pour rivaliser avec les plus grands : les pom-pom girls.
Il faudra en parler à Etienne pour le prochain épisode… Le ton est donné, nous partons 30ème sur la grille. C’est Manu qui prend le départ sur une piste séchante, dans une stratégie à 5 relais, soit 4 arrêts. Nous gagnons des points sur le choix de pneus à structures.
Au bout d’un peu plus d’une heure, nous sommes pointés en 18ème position. il passe le relais à Jean-Mi. On ravitaille mais on ne change pas les pneus. Les temps sont réguliers, tout se passe bien.
Puis c’est au tour de Manu, on ravitaille et on pose des slicks neufs et ça repart.
Au bout de 4 heures de course, nous sommes 15ème. Mais à la fin de son relais, Jean-Mi perd 3 secondes au tour, la belle italienne ne se laisse plus faire, elle louvoie en ligne droite et le contraint à rendre la main.
Il terminera son relais et on règlera l’hydraulique avant que Manu ne reparte. Mais rien n’y fait, il ne parvient pas non plus à la dompter et gêné par ce problème de louvoiement et perdra lui aussi 3 secondes au tour, ce qui nous vaut de rétrograder au classement.
Problème de conso ou de communication, nous sommes contraint de nous arrêter pour ravitailler 10 minutes avant la fin. C’est Jean-Mi qui repart alors pour les 5 derniers tours et qui franchira tant bien que mal la ligne d’arrivée.
Verdict : les mécanos ont constatés que l’amortisseur arrière était plein d’huile.

Retrouvez toute l'équipe du DUCATEAM dans le reportage sur le Bol d'Or 2000

Résultats : 20ème au scratch
7ème en Superbike. 9 points de plus et le DUCATEAM remonte d’une place et passe 8ème au classement provisoire après 2 courses.

Sandra SALVAÏA, le 14/05/2001.