| COUPES DE FRANCE PROMOSPORT 16 juin 2002 Circuit de Croix en Ternois |
| Le Résumé de Tanguy Rouzel |

| Le Résumé de Tanguy Rouzel (Promosport 500 Cup) |
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L'été sera chaud ! Jeudi 13 : Arrivée en fin de matinée sur le circuit inondé. Certains concurrents sont déjà en action et les premières chutes sont à déplorer (elles seront nombreuses). L'après-midi est consacrée à l'installation de notre emplacement et en fin de journée, sur piste sèche, on effectue la première séance d'essais de ce week-end où on espère confirmer les résultats encourageants de Carole. Les temps sont satisfaisants mais le problème de freinage persiste malgré quelques modifications apportées depuis deux semaines. Le circuit apparaît étriqué et piégeant : le virage du pont comportant de nombreux raccords maltraite terriblement la stabilité de la machine ; je redoute ce passage. Vendredi 14 : Matinée froide. Notre meilleur temps est encore amélioré. J'ai la chance de pouvoir prendre la roue sur quelques centaines de mètres de Fredix qui sera l'homme fort de ce week-end ; l'apprentissage continue. Jean-Pierre, l'ami qui me suis pour ces trois jours de course, prend en charge la mécanique. Décidés à mettre toutes les chances de notre côté on change le disque avant. Miracle, la poignée devient ferme ; l'ancien disque était en "assiette", fin de nos déboires. Il me faudra plusieurs tours pour prendre la mesure d'un freinage ayant retrouvé son agressivité. Cette journée est studieuse et on quitte le circuit vers 19h30 sous un ciel d'orage menaçant. Samedi 15 : La moto n'a jamais été aussi performante grâce notamment à ces freins retrouvés, la course a été préparée dans le calme et sérieusement ; on est optimiste sur nos chances de qualifications. Les essais obligatoires du matin nous rappellent pourtant qu'il faudra se battre fort. Le stress monte progressivement, notre série sera rapide : Fredix, Eisen, Largaiolli, Sornin, Barge, Gabillon ... Treizième sur la grille, juste une place à gagner, il ne faudra pas rater ce foutu départ. Feu vert, le départ n'est pas mauvais. Par gestes Jean-Pierre me renseigne sur ma position : c'est limite. Grosse bagarre avec les concurrents 44 et 53. Je ne domine pas mon freinage peu habitué à cette agressivité retrouvée. Je n'exploite pas au mieux mes freinages tardifs mais je suis plus rapide dans la remontée vers l'épingle. Le 53 va bien mais nous sommes gênés en partie lente par le 44 qui négocie mieux les freinages ; frayeur en bout de ligne droite où je perds l'avant, heureusement le genou était à terre ; pas le temps de se remettre de cette chaleur : freinage de l'épingle, au moment d'atteindre la corde, du coin de l'oeil, je vois surgir une roue, la malédiction de Ledenon me poursuit, choc à l'arrière, plein gaz, je suis sur mes roues, sauvé. Jean-Pierre me fait signe de calmer : la qualif. est assurée. On finit 10, mieux qu'à Carole, le contrat est rempli. Dimanche 16 : Comme à Carole le dimanche matin est un vrai bonheur : seul moment de sérénité du week-end.On a amélioré notre place en qualification, peut-on faire mieux en course ? Entrer dans les points ? On part 20 sur la grille ce qui impose une course d'attente, de nombreuse chutes sont à déplorer dans les catégories précédentes, la piste est de plus en plus souillée, le planning prend du retard ,la chaleur devient pénible. Enfin on entre en piste. Comme on le craignait, les tours de formation nous laisse le loisir de constater la dégradation de la piste. Il faudra être patient. Le départ n'est pas trop mauvais mais je manque d'agressivité dans les premiers tours et perds " naïvement " des places en élargissant trop ma trajectoire. Je suis doublé par des concurrents qui me gênent dans la partie lente et la remontée vers l'épingle. Je dois prendre des risques au freinage pour revenir dans les 20. Je m'en veux d'avoir mis autant de temps à entrer en action ; je me suis trop fatigué à attendre au soleil ; je butte à nouveau sur le concurrent 53 avec qui j'avais été en bagarre lors des qualifs ; malgré un meilleur freinage je n'arrive pas à prendre le dessus car il négocie mieux la sortie de virage. Arrive la mi course ; je m'impatiente de plus en plus et commets l'irréparable : gros freinage dans le " gauche intérieur " pour "le prendre" à la corde, je rate une vitesse et arrive sur un point mort, il referme la porte et emporte ma roue avant... Vu la tête des commissaires, j'ai eu de la chance car après s'être envolée la moto me retombe sur la jambe ; j'en suis quitte pour des reins et une hanche endoloris pour quelques jours et surtout une bonne séance de mécanique pour remettre la machine en état. Mille excuses pour le pilote n°53 car j'ai dû lui compromettre sa course mais bon ... Bilan du week-end : ne pas oublier le bon résultat en qualif. Malgré cette grossière erreur en finale. Rendez-vous au MANS. #35 Tanguy Rouzel |