| Championnat de France Open - Circuit Carole 27-28/04/02 |
| Le résumé de course de Jean François Le Glatin |
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Comme chaque fois à l'arrivée à Carole, c'est la guerre sur le parking du circuit. Et les placements se font à la tête du client. Malheureusement pour nous la tête de mon ami Alain ( mon dévoué chauffeur et technicien ) n'est pas revenu ''au colonel'' et malgré de nombreuses palabres, nous serons refoulés au fond du paddock à l'autre bout du circuit. Je passe les coupures d'électricité, l'absence totale d'eau chaude pour les douches des mécanos de l'IEMS et la distance qui fait qu'en arrivant sur la piste nos pneus sont froids. Bref, à Carole, ce n'est jamais comme sur les autres circuits. Sur la piste aussi... Nous arrivons le Jeudi pour les essais. Première constatation, certains s'entraînent depuis Lundi.Pour ma part, je fait une seule séance avec des vieux pneus et me rends compte que nos réglages ne sont pas bons. La moto est inconduisible et j'ai des problèmes de frein. Vendredi, nous comptons sur cette séance pour trouver les bons réglages, mais la météo en a décidée autrement. Avec la pluie, la piste de Carole se transforme en patinoire. Nous reprenons nos réglages et je parts pour une séance d'essai sur le mouillé. Et là, c'est le panard.. ! Je roule comme un avion et réalise de bons chronos. Mais en voulant attaquer encore plus, je passe par dessus la moto et chute à l'entrée du petit gauche serré. Rien de bien méchant, juste une petite gamelle. La moto est presque neuve...hum.. Je rentre aux stands et nous changeons le levier de frein. Je décide de faire la séance d'essai de 17.30, dans la foulée. Là, avec les supers pneus pluie DUNLOP, je me fait un pied magistral, mais en forçant le rythme, je croise les skis à l'entrée du droit du sinueux et je tombe. La moto glisse et fait la culbute en entrant dans le bac à sable. Cette fois-ci c'est plus grave. Le berceau a tapé et nous avons une bonne séance de mécanique. Qualif du Samedi matin :Lors de cette qualif, je passe un bon pneu derrière et je prends la piste avec la ferme intention de faire parler le chrono. Encore raté, le châssis et mes réglages ne sont pas bons. Le pneu se détruit prématurément et je ne peux pas faire un temps digne de ce nom. Il faut dire qu'une séance de roulage, c'est un peu léger pour mettre au point un châssis de GSXR. Qualif de l'après-midi :Je suis en deuxième séance de qualif et dans la première Olivier FOUR améliore. Je suis pour me moment 12 ème. Mais la pluie commence à tomber et nous ne pourrons pas améliorer dans notre séance. Tant pis, nous ferrons une séance sur le mouillé. Je parts prudemment et commence à forer le rythme, mais au freinage de Golf (230 km/h), je croise les skis et manque de me ramasser la plus belle gamelle de ce week-end. Heureusement, je rattrape de justesse la moto, mais je suis obligé de tirer droit dans le bac. Ouf, je me voyais mal ramener la moto à mes mécanos de l'IEMS après une autre chute. A l'arrivée de la qualif je réalise le deuxième temps et constate que mes pneus n'ont pas les bonnes pressions. Dommage, je pense que j'aurais pu faire encore mieux. Fred MOREIRA, pour sa part à eu moins de chance et est tombé à l'endroit où j'ai croisé les ski. En voyant revenir sa moto, je suis heureux d'avoir échappé à la chute, car la pauvre KAWA est détruite. Finale du DIMANCHE, rain or not rain... Le temps est incertain et jusqu'à une heure du départ, nous ne savons pas si il va pleuvoir. Au dernier moment nous partons en slick avec des réglages secs.Mais nous n'avons pas validé les réglages et dans ma tête c'est la complète incertitude.Dès le tour de chauffe, je me rends compte que ma moto est pas si mal que çà, surtout avec le choix que j'ai fait à l'arrière. Je prends un assez bon départ, mais au bout des stands, FOUR se fait une équerre devant moi et je suis obligé de perdre un peu de temps pour l'évier. Je fait trois tours d'anthologie. Freinage sur DA COSTA ( merci Carbone LORRAINE pour les supers plaquettes), exter sur DELETANG. Ma moto freine bien avec les réglages apporté par Rémy du Team AXE MOTO, mais je en forçant le rythme, je perds l'avant devant les stands. Je rattrape in-extrémiste la moto et je me dis que j'ai un peu déconné. Dans la parabole, plus grave, je me fais une raquette à la sortie (210 km/h) et je manque tomber. DA COSTA en profite pour passer. J'essaye de suivre le train de DA COSTA, mais je perds encore l'avant à l'entrée de la parabole. Cette fois-ci, je commence à me poser des questions. Je continu à rouler dans ces conditions, mais encore une fois, je croise dans Alpha. Rien à faire mon pneu avant glisse sur l'angle, il faut que je me calme. Sur mon panneau je suis 7 ème et derrière moi, deux lascars me filent le train. Si je ne ralenti pas je vais chuter. Je laisse passer Laurent BRIAN pour prendre sa roue, mais je ne peux pas suivre sans partir à la faute. Au dernier tour, la KAWA de MICHEL me double, et encore impossible de résister sans chuter. L'avant se dérobe trop et je suis obligé de me contenter de cette modeste 9ème place (4ème Stock-sport). A l'arrivée, je constate que ma fourche est en butée et que mes réglages auraient mérité une bonne séance supplémentaire. C'est à cause de çà que mon pneu avant glissait. En tout cas, je peux dire merci aux DUNLOP et à leur légendaire progressivité, car sans çà je serais tomber au moins dix fois. Je suis déçu de cette mauvaise course, mais ce résultat est logique, vu le peu d'essai que nous avons fait. Ce qui compte, c'est d'en tirer les enseignements et de rectifier le tir pour les prochaines courses. J'aurais pu chuter 10 fois, soit en passant par dessus, soit en perdant l'avant et j'ai marqué quelques points. Je remercie encore chaleureusement mon ami Alain pour son aide et les jeunes (Christophe et Franck) de l'IEMS qui ont fait du bon boulot et n'ont pas chaumé. Aux dernières nouvelle, notre camion était en panne (moteur cassé) au dessus de Lyon.La galère n'est pas finie... Je dois aussi remercier Olivier FOUR qui n'a pas hésité à me prêter un joint spi de fourche après ma culbute et aussi Alain COTTARD, le sympathique concessionnaire qui m'a sorti des pièces de son stock pour me dépanner. Et dernièrement, Merci à Rolland de DUNLOP, qui, malgré la pression a su rester calme et a encore été une fois de plus, un conseillé remarquable. Jean François Le Glatin |