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SOUVENIRS DU MANS ... Bon allez d'accord, je me suis dis que finalement je ne pouvais pas garder pour moi tout seul les instants de bonheur que rêveraient certainement de vivre le fan de compétition moto que vous êtes (ou alors c'est que vous vous êtes égarés sur ce site...) L'aventure commence l'année dernière quand votre webmaster préféré me demande si un petit WE en Avril du coté du Mans m'intéresserait. Quelle question !!! Fan de sports mécaniques en général l'idée me tente immédiatement, ma femme rapidement convaincue de me laisser partir un WE (merci chérie). Je n'ai plus qu'à attendre le grand jour. DEPART Samedi 12/04 7H00 le réveil sonne...Gniourf !! trop tôt pour un Samedi mais à grande occasion grands moyens. Rendez vous à 8H00 pour prendre livraison de l'homme par qui tout cela est arrivé et de ses petites affaires (Appareils Photos, PC portable, Batteries et câbles divers.....) de quoi faire du journalisme amateur avec passion. Ah oui, j'oubliais, je suis la en tant qu'attaché de presse, manutentionnaire, porteur d'eau et chauffeur ... Voyage sans soucis et arrivée sur le coup de 10H30 au Mans. La, je ne sais toujours à quoi m'attendre. Bien placé pour la course soit, avec des accès de compétition (Un peu normal pour un Master Of Endurance) OK, mais je reste encore sceptique sur le déroulement, l'ambiance et ce que je vais voir, sentir et prendre dans les oreilles. Je vais être rapidement mis au parfum. La première étape est le parc des expositions où l'on doit retirer les accréditations, la place de parking et SURTOUT la chasuble magique qui permet de se promener ou on veux comme on veux et quand on veux !! Cool, l'entrée pour récupérer les précieux sésames n'est pas encombrée, les hôtesses charmantes et disponibles et en quelques minutes nous voilà reparti vers notre place de parking, qui fera aussi chambre d'hôtel située à l'intérieur du circuit dans le P6 pour être précis. 10 minutes montre en main pour récupérer de quoi s'éclater tout le WE avec en prime un petit guide. Il est environ 10H45 et le première et unique galère (légère) commence. Il s'agit en fait d'entrer sur le circuit. Parce que c'est pas le tout d'avoir le droit de tout faire et de tout voir ça se mérite et il faut trouver l'entrée ! Bien sur, l'entrée principale est fermée (à cause de l'affluence sans doute) et après 2 tours de circuit dans des temps indignes d'un Solex de retraité nous arrivons enfin devant la porte magique non sans avoir demandé notre chemin 2 ou 3 fois. Ces petits tours et détours me permettent de fouler du pneu la ligne droite des Hunaudières et de me rendre compte que pour certains la fête est déjà largement commencée, la bière coule à flots ! Le P6 nous tend les bras à quelques dizaine de mètres du bâtiment des stands. Entrée dans le centre de presse et la, c'est déjà magique. C'est spacieux, confortable, avec des TV partout et situé comme .... un centre de presse avec vue imprenable sur la ligne droite des stands. Bien sur c'est également fréquenté par des hôtesses de compétition. L'étape suivante consiste à installer la bardas, à faire des bonjours à droite à gauche à un tas de gens que je ne connais pas et surtout à retrouver Renée et Bruno respectivement rédactrice et photographe pour Esprit Racing.Julien et son acolyte de chez Kawasaki France sont placés juste en face de nous, ils suivent la course de la 11 (Agyltech Racing Team) en priorité et insèrent en temps réel sur le site WEB kawa les infos relatives à leur équipe (un peu comme nous en tout modestie). C'est d'ailleurs grâce à eux que nous allons pouvoir manger (boire aussi) et accéder au site d'Esprit-Racing pour y mettre les infos en ligne. Merci les Gars. Avec tout ça il doit être un petit 11H30, il est donc temps de prendre la température des stands et de l'équipe qui va devenir ma favorite pour la course j'ai nommée la 13 du Mc Gémenos. A la base j'avais pas vraiment de favoris de cœur (Disons les Kawa à cause ou grâce à ma 1ère moto une Z900 de 1974 que j'ai eue en 1991. Je suis pas si vieux quand même ! (presque : note du Webmaster)) mais des qu'on connais une équipe, forcément on s'attache. On fonce donc en bout de ligne des stands retrouver tout ce petit monde relativement décontracté attendant gentiment le départ. J.F. Le Glatin un des pilotes nous fait faire le tour du propriétaire et nous présente un peu à tout le monde. Une tente, chauffée à donf, trône au fond du Box (repos et détente du pilote + Salle de Kiné) mais l'essentiel est à l'avant avec la bête qui attend sagement 15H pour bondir. J'en profite pour faire ma première remontée de la ligne des stands, allant de surprise en surprise. Jusqu'à maintenant, vu de mon poste de télé tout paraissait réglé, orchestré de manière impeccable.En fait, vu d'en bas ça ne me paraît plus aussi clair. Il règne dans certains stands un certain désordre. Le contraste est d'ailleurs frappant entre les équipes de début de stands (les usines et les tops teams en gros) et certaines de fin de stands. La course montrera que tout ceci n'est globalement qu'une impression et que le balai des ravitaillements s'exécute de main de maître qu'on se trouve à un bout ou l'autre des stands (chacun avec ses moyens et à sa vitesse). Le plus surprenant, finalement c'est que dans certains stands les motos sont encore à moitié démontées !! Si, si à moins de 3H00 du départ certains s'agitent fébrilement autour de motos qui c'est clair ne peuvent pas rouler dans cet état (Manque de roues, de carénage voire de pièces moteurs....) Malgré le peu de moyen évident pour certains, l'énergie dégagée est telle que tout sera prêt en temps et en heure. Pour d'autres notamment les teams pro tout semble bien calme Derrière nous les Hornet rugissent car c'est le temps des "courses de support ". Un petit tour dans le parking où se préparent la "super roadster cup". Il commence à pleuvoir, du coup les Kawa changent de pneus en catastrophe ce qui leur fera perdre la course car l'averse ne durera pas (voir le petit mot de B. Sebileau sur la course). Bon après ces premières émotions à Table. Nous tentons notre chance chez Moto-Journal et courageusement c'est Renée qui est désignée pour tenter la première approche. Victoire !!! l'équipe Esprit Racing est cordialement invitée à venir se restaurer. Ca commence à devenir super classe ce petit WE. Apres le repas, direction la salle de presse qui reste un bon point de vue pour voir les évolutions des fondus qui explosent des pneus arrièrent après des Burns de quelques centaines de mètres sous les yeux ravis du public. Ca chauffe, ça chauffe dans les tribunes. L'heure du départ approche, après une petite ballade dans les tribunes, je retourne en salle de presse voir le départ. Les choses sérieuses commencent. Vrrrrrrraaaaaaaoum les 54 motos s'élancent sans soucis et je reste scotché une dizaine de tours à la vitre (un oeil sur les écrans de contrôle) pour voir les Suzuki officielles qui lâchent rapidement leurs adversaires directs.La 13 est dans la coup et se situe aux alentours de la 10ème position (bon temps, bonne vitesse de pointe) Dans les tribunes si garnie à l'heure du départ, le public est maintenant beaucoup plus clairsemé et la spectacle est sans doute aussi dans le village et à la concentre. Il est temps de faire mon baptême des ravitaillements. Je descends avec la chasuble rouge. Plus question de franchir autrement les contrôles d 'entrée dans la zone des stands sans le précieux vêtement (sécurité oblige). C'est vraiment génial, je cours d'un stand à un autre pour observer et aussi faire une petite photo de temps en temps les changements de pilotes. L'essence coule à flot dans les réservoirs et parfois à l'extérieur aussi, peut être par excès de précipitation ou à cause de problèmes de matériel. Je resterai bien la quelques heures de plus mais, je ne suis pas tout seul dans l'équipe et il y a d'autres amateurs qui attendent de pouvoir descendre. Qu'à cela ne tienne, un petit séjour en salle de presse, le temps de vérifier que mon équipage fétiche se maintient dans les 10 premiers et je repars à l'aventure cette fois en direction du village.Effectivement dans un autre style c'est aussi une espèce de compétition qui se déroule là. L'unité de mesure n'est plus le KM/H mais le litre de bière. Les équipes sont bien formées et certains partis trop tôt en solitaire ont abandonné ou fait une pause un moment et se sont garés sur le bas côté. Les meilleurs ont encore de belles heures devant eux. Les manèges tournent dans cette micro foire du trône très.....cuir.Quand on découvre ça surprend (c'est comme marcher sur des canettes). Je reviens vers la course, et je me trouve un bel emplacement du coté du virage du raccordement histoire de voir de plus prêt l'angle de folie que prennent les pilotes (Et c'est beau !) Retour dans le stands vers 20H30 et la coup de chance pour moi, sortie du Safety Car et donc ballet dans les stands. Les pneus et les pilotes changent à tour de bras, c'est la grosse agitation. En plus le soleil se couche et ... c'est beau (Oui je sais, encore). 21H30 l'heure de dîner à sonné. Cette fois c'est Kawa (encore merci à eux) qui nous héberge. Plus sportif que chez Moto-Journal, la baie vitrée est grande ouverte et on a l'impression de dîner assis sur la piste. Pas facile pour la discussion mais tellement proche de la course que c'est un vrai bonheur (un de plus) La nuit est maintenant tombée sur le circuit, il est 23H30 et je descends dans les stands. |