Open de vitesse FRANCE
Troisième épreuve de la saison Open de vitesse sur le circuit du Vigeant les 31/05 et 01/06 2003

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Sport-Bikes Magazine

Bonjour à tous, voici mon résumé de ma course du 1er Juin au VIGEANT par Jean François Le Glatin

Un arrière goût d'amertume....
Cette course du VIGEANT devait être une fête, elle restera un de mes plus mauvais souvenir.
Encore une fois, à faire sans moyens et avec une moto que je découvre, je ne suis après coup pas surpris du résultat final.
Nous arrivons pourtant le Mercredi soir avec la ferme intention de faire des essais dès le lendemain matin.
Jeudi matin, je découvre la moto en configuration StockSport. A première vue, le choix ne semble pas mauvais et je retrouve avec plaisir ce circuit très technique où la part maximum est donnée au pilotage.
Il n'y a pas à dire sur ce circuit plus que sur les autres, il faut lâcher les freins et mettre ses roues aux bons endroits pour faire des pendules. Jeudi soir pourtant, je ne suis pas emballé par ma prestation de la journée.
Mes chronos restent très en retrait de mes temps de l'année dernière et j'ai encore du mal à rentrer dans les virages avec cette GSXR. Je termine la journée avec encore beaucoup de choses à mettre au point pour Vendredi.

Vendredi ... toujours des vieux pneus ...
Pour des raisons de budjet, je ne chausserai pas de pneus neufs, ni Jeudi, ni Vendredi. C'est donc avec des pneus de récup' que je tente de mettre au point ma 2003. Rien y fait, pas même les conseils avisés de Sébastien GIMBERT qui me confirme que cette moto est très différente de la GSXR 2002.
D'après Sébastien, on peut rentrer très fort sur les freins et faire pivoter sa moto autour de la colonne de direction. Pour ma part, je n'arrive pas à lâcher les freins et je n'ai aucune sensation en entrée de virage.
Certainement un angle de colonne différent, ou une répartition des masses complètement autre. En tous cas, je ne met pas un pied devant l'autre et quand j'essaye de forcer, je perds l'avant et manque de tomber.
Vendredi soir, je me dis que pour les qualifs de Samedi, mes pneus seront neufs et que tout rentrera dans l'ordre.

Samedi matin il fait beau, chaud et j'ai enfin des balles neuves. Je chausse un DUNLOP 881 à l'arrière et un 587 à l'avant et je me met dans le rythme assez rapidement. Première constatation, avec un pneu neuf à l'arrière, les temps descendent mais restent très en retrait de mes 1.43 au tour de 2001.
Je suis loin sur la grille provisoire et je trouve devant moi des pilotes qui sont en général derrière. Pas de quoi s'affoler, mais il faut rectifier le tir pour l'après-midi.
L'après midi, il fait chaud...très chaud et la piste est à 40°C, difficile dans ces conditions de faire un meilleur temps. Pourtant je réussi à faire mieux de près d'une seconde ce qui me place en 13 ème place sur la grille. Dommage la deuxième ligne n'était pas si loin. Au passage je dois remercier Robert DI FOGGIA qui m'a servi de "lièvre" pour cette qualif et qui m'a ouvert les yeux sur les endroits du circuit où je perdais beaucoup de temps. Sans lui, c'est sûr, j'aurais fais moins bien.

Dimanche, il fait gris et le temps est menaçant...
Le warm-up me permet de valider encore certains réglages et je rentre avec le 7 ème temps ( qui au passage ne veut pas dire grand' chose). Le warm-up confirme les directions prises, je suis confiant pour la course.
Pour la finale je décide de faire le même choix de pneu que la deuxième qualif. Je suis serein et j'ai une envie énorme de me battre avec mes petits copains.

Départ...
je lâche l'embrayage au bon moment et rentre dans le goulet avec tout le paquet. C'est chaud, très chaud et les carénages se touchent. Je fais un inter osé, mais devant moi trois pilotes se touchent et tombent. Visiblement GERSILLON a un peu perdu les pédales et vient d'embarquer Jond.
J'évite la chute de très peu en freinant à quelque centimètres des trois pilotes. Devant, le groupe a déjà pris le large et je mets du charbon pour rester avec eux.
Au troisième tour, je commence à glisser et ma moto guidonne énormément dans les bouts droits. Rapidement cette situation se dégrade de plus en plus et je commence à être en travers dans tous les virages. Impossible de souder la poignée et je suis obligé de couper dans les deux lignes droites pour ne pas me retrouver la roue avant en travers à cause des guidonnages importants.
Que ce passe-t-il? Sur la moto que j'ai eu en qualif, j'ai juste enlevé un cran à l'amortisseur de direction et un cran en détente sur l'amortisseur arrière. Pourtant elle est complètement différente et à ce rythme, je commence à fatiguer et à avoir des crampes dans les avants bras.
A tel point que je ne peut plus accélérer en sortie de virage. A partir de ce moment, la course m'a semblé longue, très longue et j'ai du laisser passer des pilotes sans pouvoir leur opposer la moindre résistance. Triste course et grosse galère aussi pour Denis BOUANS que j'ai doublé en fin de course et qui devait certainement avoir encore plus de problème que moi...comme quoi...

Je termine à une modeste 12 ème place et surtout loin, très loin de la tête des StockSport (gagnée par Olivier FOUR). A l'arrivée, je me suis vraiment demandé si j'allais continuer cette galère et à aujourd'hui, je n'ai pas encore la réponse. En Open, plus que dans d'autres championnats, il est indispensable de se donner les moyens pour être devant et rien ne doit être laissé au hasard.
Aujourd'hui, l'image que je donne à mes partenaires ne me conviens pas et je dois réfléchir avant de donner une suite à ma saison en Open.

Un grand merci à Jean Claude, SABRINA, DANIEL, VALERIE et ROBERT qui m'ont apporté leur aide ce week-end, ainsi qu'à mes partenaires et en priorité NONO (POLYTEAM, qui a toujours eu le bon mot au bon moment), DUNLOP et le MC Cagnes sur Mer, ainsi que Delphine de Carbone LORRAINE qui ont contribué a faire de ce week-end un moment unique.

A bientôt et Gaz en grand

Jean François Le Glatin


Deux petits mots vite fait pour raconter mon week end ... par Régine Latouche

Avec la chaleur accablante les essais du jeudi et vendredi étaient évidemment meilleurs le matin que l'après midi.
Pour les séances qualifs, je sais que je dois faire un chronos absolument le matin.
Je suis en pleine forme et à 9H30 le samedi il fait déjà très chaud.
J'ai une super pêche et je pars avec en tête cette phrase du film "les bronzés" que je me repète avant chaque départ : "oublie que t'as aucune chance, sur un malentendu ça peut marcher..." (Thierry lhermite à Michel blanc)
je me sens tellement bien qu'après chaque virage, je me dit "je vais vite, là, je vais très vite, les chronos vont tomber"
et en fait c'est moi qui suis tombée avant la fin du 1er tour chrono. grosse chute dans la chicane...
Pas de bobo pour moi mais la moto est bien chiffonnée.

3ème chute en 4 sorties, j'en ai marre, je pleure, je décide pour la millième fois de tout arrêter.
Et puis finalement on répare, ma moto ressemble à une épave (alex venait juste de la repeindre pour la 2ème fois), je fais la séance de l'après midi en essayant d'oublier la chute du matin (pas facile).

il fait une chaleur torride, on s'est pris la tête toute la journée pour savoir si on montait du SC1 ou SC2 à l'avant, les avis très partagés par les pilotes ( Robert Di Foggia en SC2, Gérar Jolivet SC1, Lussiana SC1) mais Pirelli nous conseillait SC2.
Je suis resté en SC1 à l'avant et SC2 à l'arrière et je n'ai pas eu de problème. Je fais un chrono très moyen en 1'55'4 (mon alfano indiquait 1'54'8, (nous avons tous remarqué des différences plus ou moins importantes entre les alfano et les chronos officiels).

Loin des temps de qualifs (le dernier en 1'51'...) même en y croyant très fort ce n'était pas à ma portée..., pour cette année en tout cas.

Parce que finalement abandonné serait encore plus dur, je repars demain à Carole pour les promosport et la semaine prochaine à Croix en Ternois (et oui je fini toujours par repartir, à mon niveau ce n'est plus de la détermination mais de l'acharnement).

Bises à tous.
[Que les pilotes esprit-racing.com qui me croisent sur les paddock n'hésitent pas à se faire connaître.]

Régine Latouche