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Promo 500 Cup : LEDENON 5 & 6 AVRIL 2003 : Eole nous a volé la vedette.

Jeudi 3 et Vendredi 4
Squadra TangoArrivée dès le mercredi soir avec mon ami Jean-Pierre, qui fera office de mécano, coach et même chauffeur en fin de séjour.
On compte sur la journée de jeudi pour effectuer beaucoup de roulage afin de préparer au mieux ce deuxième week-end de course et éviter une mauvaise performance comme ce fut le cas trois semaines plutôt à Carole.
tanguy Rouzel promosport ledenonCette première nuit sera fort agitée car nous serons réveillés plusieurs fois par de violentes rafales : prémices de cette tempête qui nous accompagnera tout au long de ce séjour dans le sud.
Habitués aux attentes pour obtenir les tickets d'entraînements, nous nous rendons de bonne heure au circuit.
Stupeur : pas un bruit de moteur rageur alors que les premiers concurrents devraient déjà tourner.
Emmitouflé dans son reconnaissable anorak bleu roi, on croise David Gueret : " qu'est ce que tu veux tourner avec ce vent ? C'est limite dangereux ! Enfin, tu fais comme tu veux. "
On est d'accord, mais bon, tailler 8 heures de route pour finalement faire les cents pas c'est moyen aussi.
On se réserve donc une séance en fin de journée en espérant naïvement que le dieu Eole calme ses ardeurs.
Peine perdue et c'est avec délicatesse que je boucle cette première séance de " rodage ".
Délicatesse que certains semblent laisser au vestiaire quelques soient les conditions car messieurs Largaiolli, Gasse, Ruiz et... Gueret me paraissent rouler poignée en coin.
Deuxième nuit tout aussi pénible que la première et en ce vendredi matin il faut se rendre à l'évidence : ce mistral violent et fatiguant va nous buriner le visage tout le séjour.
Journée sans surprise avec les rituels contrôles techniques et administratifs passés sans encombre.
Trois séances de roulages " bâtardes " : vues les conditions, difficile de prendre ses marques.
Une chose est sure : il faudra se méfier des sorties de gauches qui nous ramènent face au vent ce qui soulage sensiblement l'avant de la moto.
Beaucoup de chutes sont déjà à déplorer notamment celle impliquant Sylvain Largaiolli et Justin Leroux. Sylvain, souffrant de la hanche, terminera sa journée à l'hôpital pour finalement être rassuré ; malheureusement, Justin sera moins chanceux car une entorse au genou mettra fin prématurément à son week-end.

Samedi 5
Séance de warm-up très matinale : en plus du vent il y a le froid, pas un temps à tenter l'exploit.
On attend patiemment notre série qualificative qui se déroulera sur 8 tours ; les seize premiers seront retenus ; on est placé 19 sur la grille. Tout dépendra une fois encore des premiers mètres.
Feu vert, départ moyen et à l'entrée du triple gauche je suis enfermé dans un essaim de furieux.
Je fais mon " timide " ces premières courbes me sont fatales. Une fois de plus on doit " courir après le score ".
La remontée habituelle ne sera pas suffisante et on échoue à une lointaine vingt-deuxième place.
Les amis du Sud, Pierre, " le coach ", Sylvie, " l'infirmière ",Joël, " Jo " et Stéphane " Rasta " sont là et c'est avec eux qu'on savoure un barbecue à l'abris des voitures.

Dimanche 6
G.S. Lettres Reims
Dafy Moto
IPONE
Reims motos pieces
Heating Installation
Rosa Gallica
LRD ressorts
Erlon Immobilier
Arrivée de bonne heure au circuit pour chauffer suffisamment les pneus sous leurs couvertures.
Malgré l'inquiétude due à l'incertitude de la repêche, le moral est au beau fixe.
Mes mécanos de choc s'évertuent à remettre mon frein avant en état : mes plaquettes étaient " glacées " ce qui explique les freinages imprécis de la veille.
Les huit premiers concurrents auront le droit de rejoindre leurs camarades en finale ; je suis placé douze sur la grille.
Il faudra mettre du gaz et puis c'est tout !!!
Seul soucis : le physique du pilote. J'ai passé pratiquement une nuit blanche torturé par des crampes d'estomac.
Le stress ? Etonnant car ce n'est pas la première fois que je me retrouve en difficulté.
C'est donc accompagné d'une sévère nausée que je me présente en pré grille.
Avec le " coach " on a " révisé " notre départ et au feu vert je prends mon meilleur envole de la saison.
Je m'apprête à " sauter " la ligne qui me devance quand deux pilotes moins prompts m'enferment m'obligeant à couper et perdre ainsi le bénéfice de ce départ.
A l'approche du Triple, c'est la rage au ventre que je vois à nouveau défiler le peloton sur ma droite.
Cette fois c'est marre et quitte à se faire punir autant que ce soit en tentant le tout pour le tout. Je me jette gaz en grand à l'extérieur de ce virage vertigineux.
Devant moi une bande de cinquante centimètres libre : à droite le bac à sable, à gauche le peloton qui oscille ; il suffit qu'un des concurrents que je remonte fasse un écart pour que tout s'arrête.
Enfin la sortie de cette première courbe qui m'aura semblée infinie, encore quelques freinages appuyés et nous voilà sept à la fin de ce premier tour. Il suffira de doubler encore deux concurrents pour se mettre définitivement à l'abri. Soulagement rageur pour cette première qualif. de l'année.
Après les félicitations de Jimmy et Cindy, je m'écroule lourdement dans l'habitacle du Trafic. Le mal de ventre est toujours là.
Impossible de s'alimenter de toute la journée et c'est complètement groggy que je me présente à nouveau en pré grille mais cette fois pour participer à cette finale tant désirée. Je suis placé trente sept sur la dernière ligne. Inch' Allah c'est que du bonus.
Feu vert, le premier tour est prudent, les jambes ne sont pas au rendez-vous. Tant pis on fera sans et on commence notre remontée. La finale comprend douze tours ce qui nous laisse un peu de temps mais étant constamment en bagarre les tours défilent très vite ; je croque un par un mes concurrents directs.
Finalement cette finale semble bien se passer ; faire juste attention aux rafales de vent qui prennent un plaisir vicieux à nous bousculer. Descente vers la cuvette, deux motos sont à terre ; passage suivant un des pilotes ne s'est toujours pas relevé ; drapeau rouge ; fin de ce week-end mouvementé.
Finalement je suis classé 25 ce qui confirme notre belle progression.
A noter l'écrasante domination de Julien Ruiz (n°10) tout au long du week-end qui aura tourné une seconde au tour plus vite que ses adversaires directes.

Rendez-vous à CAROLE

Tanguy Rouzel #35