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| 3ème manche sur le circuit Carole les 7 & 8 juin 2003 |
COUPES DE FRANCE PROMOSPORT 3ème manche sur le circuit Carole les 7 & 8 juin 2003 Tanguy RouzelPremière (petite) victoire. Vendredi 6 Rien de spécial à dire sur cette journée qui se passe tranquillement sous une chaleur de plomb. Comme pour la première épreuve, grâce à une ouverture précoce des contrôles administratifs et techniques, le nombre impressionnant de concurrents sera absorbé sans encombre. Je retrouve avec plaisir mes deux compères lyonnais, Dominique Gourdol (n°39) et Franck Desperrier (n°60), qui ont enrichi leur association par la présence d'un " coach " qui essaie tant bien que mal de canaliser les énergies. Justin Leroux se prépare à un week-end difficile confronté à des problèmes de freins, lui qui avait animé de la plus belle des manières la première manche de la saison. David Guerret (n°92), que j'ai retrouvé avec plaisir lors de séances d'entraînements, est motivé pour défendre sa troisième place au général et Sylvain Largaiolli (n°27) est serein malgré le peu de roulage depuis Ledenon, raison professionnelle oblige. Samedi 6 Le warm up passe trop vite ; juste le temps de roder un pneu avant et de se rassurer sur les chronos qui, tout en restant modestes, confirment que la qualification est jouable. En effet, l'obtention d'une place en finale reste malheureusement, pour l'instant, ma motivation première. Seuls les initiés peuvent apprécier la difficulté de s'extraire de l'anonymat des manches qualificatives du samedi. A Carole plus qu'ailleurs, la tache est rude : 93 pilotes inscrits et seulement 30 places sur la grille du dimanche après-midi. Thomas Crépin (n°46) me ravit en me proposant de concourir avec lui aux " 300 miles de Carole " début juillet. Je pensais participer à cette épreuve simplement l'année prochaine mais l'occasion est trop belle à saisir. L'heure approche et le stress avec. Il faudra entrer dans les huit premiers, je pars treize, neuf tours à couvrir. Feu vert, l'embrayage est mal contrôlé, je perds trois à quatre places, ça commence mal ; le spectre de la première course revient : ne pas se faire enfermer dans le mauvais peloton et son fau rythme ; les dépassements s'enchaînent dans toutes les parties du circuit mais je ne roule pas assez propre pour revenir à temps et j'échoue à une malheureuse neuvième place, la pire, la qualification est à une seconde et demie devant moi.
Il va falloir à nouveau jouer son va-tout en repêchage, peu généreux lui aussi puisque seuls les deux premiers seront retenus.Mon relativement bon temps en qualification et ma première place de non qualifié m'assurent une pôle position sur l'une des trois grilles de repêche. C'est la première fois que modestement je me retrouve en favori et il faut reconnaître que je me fais un peu des noeuds au cerveau ce samedi soir : la première ligne tourne dans la même demie seconde et de la cinquième ligne pars David Chamignon (n°49) plus rapide d'au moins une seconde au tour, il peut revenir très fort et jouer la gagne au final. Dimanche 7 Je suis gonflé à bloc et même si je maudis cet embrayage capricieux qui me prive d'une matinée plus sereine, je me réjouis à l'idée de pouvoir disputer la gagne. Arrivée sur la grille où pour une fois il n'y a personne devant moi ; je suis étonnement confiant et ne me concentre que sur le départ. Vert, je rentre trois dans Alpha et ressorts deux ; j'ai d'excellentes sensations ; Hôtel, je suis repoussé quatre, notamment par Jean-Michel Hervé (n°11) mais dès l'entrée de la parabolique je suis revenu deux ; j'ai la hantise du retour du n°49 et commence à attaquer l'homme de tête Guillaume Derouen (n°94). Par deux fois je fais les freins à Golf mais, sorti trop large, il me reprend ; il s'en suit un chassé croisé sympathique et correcte ; il reste deux tours, je n'ose pas regarder Philippe qui du mur des stands s'évertue à me faire signe que la situation est sereine puisque le troisième est repoussé hors état de nuire ; j'ai une sérieuse envie de gagner cette repêche ; mieux sorti de la parabolique je tente à nouveau les freins à Golf, cette fois en gardant ma ligne en sortie j'aborde le dernier tour en tête ; Guillaume tente sa chance à Golf mais cette fois c'est moi qui le repasse en sortie, dernier freinage à Hôtel et je suis le premier à être accueilli par le drapeau à damier. Grosse, grosse, grosse satisfaction : je suis qualifié pour la finale, je gagne ma première course et j'améliore mon meilleur temps d'une demie seconde. Arrive cette finale tant désirée mais pour laquelle j'ai beaucoup de mal à retrouver de l'influx, ayant tout laissé dans ma matinée riche en émotions. C'est gratifiant de participer en tant qu'acteur à ces courses toujours âprement disputées et d'un niveau fort relevé. Quatorze tours prévus. Je pars avant dernière ligne. Vert : ça frotte de partout, je pense au week-end suivant où on enchaîne à Croix en Ternois la quatrième manche de la saison, aucune envie de galérer à réparer à cause d'une chute précoce, alors je m'accroche au dernier wagon en comptant sur la deuxième moitié de course pour remonter quelques places. Le peloton reste très homogène malgré quelques drapeaux jaunes ici ou là. Je suis le rythme sans forcer. Quatrième tour, drapeau rouge ; retour à la case départ. Il semble que David Mercky (n°1) ai perdu un peu de lucidité, puisque tombé à Hôtel, il repart sans frein avant pour se sortir au virage suivant. Deuxième départ semblable au précédent, neufs tours à couvrir ; ça croise dans tous les sens ; quatrième passage Dominique Gourdol reste à terre et Thomas Crépin a du mal à se relever, victimes d'une attaque un peu trop tranchante de David Guéret. Drapeau rouge. Troisième et dernier départ ; la réglementation interdit plus de quatre départs pour la même épreuve. Il va falloir être dans le coup immédiatement. Mais les esprits [Racing] ne se sont pas calmés et au deuxième passage à Golf, deux places devant moi, ce n'est donc pas pour la gagne, un concurrent est jeté sans ménagement dans le bac ; il ne se relèvera pas assez vite pour empêcher un ultime...drapeau rouge ! Au cumul des manches Julien Ruiz est déclaré vainqueur pour...un malheureux centième...devant un Largaiolli dépité, on lui a gâché sa finale. Rendez-vous à CROIX EN TERNOIS Tanguy Rouzel |