| SHARK Festival Moto Nogaro |
| 3/4 Mai 2003 |
Deuxième course du challenge Protwin à Nogaro par Vincent COMBALOT Suite au résultat motivant de la première course J'arrive avec un moral gonflé à bloc ! Le jeudi matin je décide de ne pas rouler car 7H30 de route et une nuit relativement courte ça fatigue... L'après midi deux séances d'essais sont au programme, la première pour se remettre le circuit en tête et la seconde pour commencé à régler la moto. Le vendredi au fur et a mesure des séances je m'aperçois d'un problème sur la moto, elle "refuse" de rentrer à la corde et "écarte" à l'accélération, nous avons trop peu de roulage pour trouver un bon compromis entre stabilité et vivacité, tans pis je peaufinerais pendant les qualifs du samedi. En effet lors de la série du matin j'arrive à des réglages à peu prés satisfaisants mais la moto reste instable lors des changements d'angle, je réalise un temps de 1.39.825 : Pas terrible "je ferai mieux cette après-midi". Quelque petit tour de détente et de compression par-ci par-là et me voilà parti pour la dernière chance de gagner quelque place sur la grille, mais c'est peine perdue, je n'améliore pas et j'atterri en 19ème place sur la grille. Autant dire que le samedi soir j'avais plutôt les "nerfs " et je décide de vidanger ma fourche, de modifier l'empattement et de changer l'assiette de la moto. On me dit que je suis fou, que demain c'est la course. Ok mais quand on part 19ème et qu'on veut jouer dans le top 8 on a rien à perdre. Le dimanche je suis paradoxalement beaucoup plus calme et serin que le samedi mais j'ai une grosse GNIAK, vous savez celle qui vous donne envie de rouler, de vous battre, qui vous met la hargne, la vrais, la grosse motivation quoi !!! En arrivant sur la pré-grille je sais que je dois absolument réussir mon départ, pour cela j'étais aller voir les courses précédentes pour me mettre la nouvelle procédure en tête (les 5 feux rouges s'allument l'un après l'autre et le départ est donner lorsqu'ils s'éteignent). Choses promises choses dues, je décolle de ma ligne et réussi à passer celle de devant en jouant un peut des coudes (viril mais correct) j'entre dans le premier virage au alentour de la 11ème position, Frantz Shwarz qui était pourtant parti en deuxième ligne me fait l'inter dans un trou de souris, il est très " viril " Frantz mais très correct aussi. Je maintien cette position durant toute la partie sinueuse ainsi que dans la grande ligne droite, et c'est dans le grand gauche avant la passerelle Dunlop que tout bascule : EMPRIN Erwan qui se trouve juste devant moi est un peut trop optimiste lors de la remise des gaz, il perd l'arrière et sa moto se couche juste sous mes roues. Horreur, il est impossible de faire quoi que se soit pour l'éviter et c'est la chute. Fort heureusement les autres pilotes réussissent à nous éviter et je finis ma course dans l'herbe, je me relève un peu choqué et une fois la meute passée je vais relever ma moto ; le verdict tombe : fin de course. Erwan Emprin pourra repartir avec simplement un carénage rayé et un poignet abîmé ( mais ça il ne le saura qu'à l'arrivée !). Même s'il est vrai qu'il est frustrant de faire 1400 kms dans le week-end, de travailler tard sur la moto pour essayé de la rendre performante, de dégager des moyens importants pour ne faire qu'un seul tour en course, je garde à l'esprit que Erwan et moi sommes indemne et c'est bien là l'essentiel ; sur une chute comme celle ci nous avons de la chance, certains de nos collègues sont partis en ambulance avec de multiples fractures. Aujourd'hui je n'ai qu'une seul envie c'est d'être à SPA car je suis motivé comme jamais, je ne pense qu'a ça. Je crois que notre sport est une drogue et il me faut ma dose et vite !!! Vincent COMBALOT # 11 |