Open de vitesse FRANCE
circuit de Ledenon 19-20 Juin 2004
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David Muscat
David Muscat [Rémi Carayon]

SUPERSPORT : COMME UNE FINALE ...

Comme à leur habitude, Yoann Tiberio et David MUSCAT ont, avec leurs machines d'usines, largement dominé les débats.

Ils ont aussi assuré un spectacle dantesque, comme une finale...

Aux essais déjà, ils ont fait parler la poudre.

Tout en décrochant la pôle, avec son meilleur temps, Yoann se serait retrouvé... 2ème sur la grille de départ des Superproductions.

David aurait été 3ème (derrière Sébastien GIMBERT et Julien DA COSTA).

En troisième position, très régulier, tel un métronome, on retrouve Yann LUSSIANA.

Tout le monde attendait une course de haute facture, ce fut le cas.

Dès le départ de l'épreuve, le ton est donné et nos deux protagonistes creusent l'écart sur leurs poursuivants.
Si David termine le premier tour en tête, c'est Yoann qui prends ensuite le commandement pour essayer de s'échapper ; " ../.. mais rien à faire, quatre tours plus tard, j'entends toujours le grondement du v-twin collé à mes basques ../.. ".

Du coup, David repasse en tête, et les deux hommes s'observent, à l'affût de la moindre petite erreur.
De ce duel de géants, c'est Yoann qui va l'emporter, dans le dernier tour et au dernier virage ; " David plonge à l'inter, je soigne ma trajectoire pour accélérer plus tôt et plus fort. Je déboîte la Ducat' dans la remontée pour finir avec 1/10ème d'avance sur la ligne d'arrivée. Je suis épuisé mais fou de joie ".
Fallait oser quand même !!!!

A l'instar de David MUSCAT au Vigeant, Yoann va réaliser le meilleur temps en course, inférieur à celui de la Superproduction.

La troisième marche du podium revient à Yann LUSSIANA, mais à plus de vingt secondes des leaders. Comment une telle différence peut-elle s'expliquer ?

Le talent de David MUSCAT et Yoann Tiberio bien sur, mais peut-être aussi un peu le matériel. Il ne s'agit surtout pas de minimiser les performances de ces deux champions, qui sont unanimement reconnus (il faut voir avec quelle force ils rentrent en courbe, impressionnant !).

Mais si une moto d'usine ne suffit pas pour gagner une course, cela explique tout au moins en partie, cette avance toujours aussi importante.

Denis BOUAN, qui a terminé tous ses tours en 4ème position, finira ...4ème, sept secondes derrière Yann LUSSIANA, mais quatorze devant son plus proche poursuivant, Thomas METRO sur sa Suzuki (première Suz' classée en course comme au classement provisoire).

Bertrand STEY et Julien ENJOLRAS ont eux aussi assuré le spectacle, se rapprochant sérieusement de Denis BOUAN.

Enfin... jusqu'à ce que la mécanique les trahissent. Julien a dû abandonner suite à un problème de sélecteur, et Bertrand à cause de son amortisseur qui a lâché (fuite hydraulique), un amorto tout neuf d'une semaine...quand ça veut pas ,ça veut pas.

A l'heure des comptes, on a peut-être assisté ce week-end à LA finale Supersport.

Bien évidemment il ne faut pas trop anticiper, mais pour la chasse au titre, il n'est plus impératif pour Yoann de l'emporter sur David.

Yann LUSSIANA, pour assurer sa 3ème place au championnat devra continuer de jouer la régularité, ce qui est largement dans ses cordes.

Mais si Sébastien DE ROSA dans un mois est guéri de sa main droite (scaphoïde fracturée) et que la poisse mécanique lâche certains pilotes, auront-nous peut-être la chance de revivre un grand moment de baston comme à Nogaro.



SUPERPRODUCTION : CHOIX CORNELIEN ...
Quand Sébastien GIMBERT est en parfaite osmose avec sa machine, c'est à dire lorsqu'il ne connaît pas de problèmes de réglages entre les pneumatiques et la partie-cycle, il fait les choses en grand.
Comme au Mans ou Magny-Cours, il est reparti de Ledenon avec la victoire, la pôle et le meilleur temps en course.

Pour Julien DA COSTA, 2ème temps des essais, ce week-end fut plus mitigé.
Enfin, il faut relativiser, car Julien repart tout de même avec vingt points.
Mais il est vrai qu'après trois victoires d'affilées, terminer avec plus de dix secondes derrière le vainqueur pourrait être considéré comme une contre-performance.

En fait de contre-performance, Julien a surtout rencontré quelques soucis de mise au point, et peut-être une légère baisse de forme.

Cela arrive tous les jours à tout le monde, sauf que pour un pilote à ce niveau de la compétition, ça se traduit par des dixièmes de seconde, voir des secondes.

Rien de grave, tout cela sera vite oublié à Dijon.

Dès le départ de la course, Sébastien GIMBERT va prendre la tête de l'épreuve, et aligner les tours jusqu'au baissé du drapeau à damier, " tranquillement ", sans jamais être inquiété. Enfin " tranquillement "... disons que c'est l'impression qui s'en dégage lorsqu'on le voit tourner.

Une chose est sûre, Sébastien n'a pas eu à forcer son talent, ce qui explique aussi que son meilleur temps en course soit légèrement supérieur à celui de Yoann Tiberio en Supersport.

Ce fut effectivement moins facile pour Julien DA COSTA qui en début de course, a dû subir les assauts et s'est même fait dépasser un moment par Stéphane DUTERNE qui était très incisif et performant.

Un peu avant la mi-course, Julien arrive toutefois à le repasser et à assurer sa seconde place avec plus de 8 secondes d'avance sur Stéphane qui monte pour la première fois sur le podium cette année, lui aussi avec une confortable avance sur Fred MOREIRA et Guillaume DIETRICH.

Fred MOREIRA qui a presque tout le temps été pointé 4ème, s'est vu sur la fin, attaqué par Guillaume DIETRICH.

Guillaume, pointé neuvième au terme du premier tour, a effectué une superbe remontée dans un style qui lui est propre, et très spectaculaire. Des freinages en travers, à la Garry Mc COY. Extra !

Et de cette fin de course haletante, c'est Fred qui va l'emporter pour...31/100eme. En centimètres, ça doit pas faire beaucoup.

Pour la finale, Julien DA COSTA est peut-être déjà titré, car un dilemme s'impose à Sébastien GIMBERT.
Soit il joue le titre lors de la finale à Dijon, soit il part courir à Suzuka avec le GMT94.
Il semblerait que El Gimbo privilégie Suzuka, ce qui se comprend...

Si le suspens pour le titre risque d'être absent, il en sera autrement pour la 3ème place où tout est encore possible, et surtout, dernière course oblige, les pilotes auront à coeur de terminer la saison sur une belle performance.

Sebastien Gimbert
Sebastien Gimbert [Rémi Carayon]


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