Championnat de France d'Endurance Moto ALBI 2004
Résumé de Vincent Combalot

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Team AZVincent Combalot CFE Team AZ - #6


Samedi 8 mai 19h30 : Alain Gomez revient du secrétariat avec la feuille de résultat des qualifications et crie " on est en B ! ", sur le coup je pense qu'il déconne.

Ben non, je regarde la feuille et constate la triste vérité : on n'est pas qualif.
Je suis démoralisé, anéanti, depuis que je cours en moto ça ne m'était jamais arrivé.



On essaye d'analyser les raisons :
Première raison : je haie la pluie ( 90% de mes gamelles sont survenues sous la pluie)

Deuxième raison : suite à la première raison je me traîne sous la flotte.

Troisième raison : j'ai fait partir Alain avec des super corsa en voyant que la pluie s'était arrêtée depuis longtemps et que la piste commençait à sécher ; et évidemment quand Alain s'est présenté en pré-grille il s'est mis à tomber des trombes pendant 5 minutes juste de quoi bien mouiller la piste.

Vu que l'on a qu'un seul jeu de jantes ...... il à regardé les autres tourner.

Nous voilà donc partis pour faire une consolante qui a du mal à nous consoler.

C'est avec le retour du soleil que nous prenons le départ.
Vincent Combalot Alain GomezJe reste prudent durant les premiers tours car la piste est encore bien humide à certains endroits.

Lors de mon passage aux stands nous pointons à la seconde position et ce malgré 3 tout-droit de ma part au bout de la ligne droite des stands ( les panneauteurs étaient en bout du muret et j'avais du mal à lire le panneau, visualiser le repère de freinage et regarder l'entrée de la chicane ).

Un premier ravitaillement qui ce passe bien et Alain repart. Je regarde l'écran : 6ème, 3ème, 1er.

Alain effectue son relais sans encombres, pendant ce temps je me repose à l'extérieur du box pour ne pas gêner l'équipe du Team EP Racing en pleine séance de mécanique suite à une grosse chute.

Je reprends le guidon après un ravitaillement encore une fois impec, je regarde le panneau après le 3ème passage et je lis : P1 + 45.
" Y a plus qu'à maintenir ", les tours s'enchaînent les un aux autres sans problème et je maintiens un rythme en 1.28.
A la moitié du relais les panneauteurs inscrivent : P1 + 1. ( + un tour ). " OK y a plus qu'à assurer l'histoire " ...
Le voyant s'allume, je fais signe ; l'équipe confirme ; je rentre.

Là j'ai paniqué. En descendant de la moto, j'accroche un embout de guidon qui tombe juste sous les yeux d'un commissaire technique.

Cette pièce étant obligatoire il me dit " tu remets ton embout avant de repartir ", dans la panique je n'enlève pas mes gants et essaye de remettre l'embout de force, Argh ...
c'est long, je n'y arrive pas et plus je m'énerve moins ça va.

Heureusement Marsu me passe un tournevis et tout rentre dans l'ordre. Alain repart pour les 25 dernières minutes mais on a perdu 50 seconde dans l'histoire.

Je me maudis ; j'aurais du laisser faire quelqu'un d'autre, quelqu'un qui n'avait pas de gants ni 55 minutes de moto dans les bras.
L'inquiétude me gagne en regardant l'écran ...1er OUF !


Mais la 17 en seconde position est revenue à 40 secondes, Alain, étant parfaitement panneauté par sa petite femme, met du gaz et reprend de l'avance.

A 20 minutes de l'arrivée la 17 chute et laisse la seconde place à la n°113 de Bovin, Daimey sur lesquels nous avons un tour d'avance ( heureusement qu'ils ont qu'une 600 ces deux là ).

L'ordre restera inchangé jusqu'au drapeau à damier. L'équipage Gaziello, Adam complète le podium.

Cette victoire sauve un peu notre week-end, mais nous restons tout de même frustrés de ne pas avoir pu disputer la course de 4 heures.

Pour ma part, j'ai toujours rêvé d'un podium le jour de mon anniversaire.
C'est chose faite mais franchement j'ai un goût d'inachevé qui me gâche le plaisir.

Heureusement l'accolade de Stéph Bovin sur le podium m'a vraiment fait chaud au cœur, c'est un sacré bonhomme qui a ça place en finale A comme beaucoup d'autres d'équipages.

Je remercie tous ceux qui nous ont aidés pendant le week-end et je vous donne rendez-vous les 5 et 6 juin prochain sur le circuit de ledenon.

Vincent Combalot