| Championnat de France d'Endurance Moto Circuit de Dijon Prenois 2004 |
| Robert di Foggia Championnat de France d'Endurance Moto |
DIJON, un circuit très rapide et vallonné.Là bas, sans moteur c'est pas la peine et je sais de quoi je parle. C'est un challenge que nous acceptons de relever avec Eric MAIRONE, auprès de DUCATI GRENOBLE. Piloter un DUCATI 999R stock au milieu des fantastiques Suzuki GSXR, Yamaha R1 et Kawasaki ZX 10. Au début c'est plutôt drôle, mais quand en pleine charge tu te fais déposer avec 20 bornes de mieux ça fait plus rire. SAMEDI, grâce à notre homogénéité nous plaçons notre DUCATI en 3ème position aux manches qualificatives. Dimanche lors du départ, en courant, les ligaments de ma jambe gauche lâchent (voir résumé ci-dessous) et en arrivant sur la moto j' évite de justesse la chute. Ce contre temps me fait perdre beaucoup de temps et au premier passage je pointe à la 14ème place. Malgré son modeste moteur (136 CV) mais grâce à son excellent châssis et des freins d'un autre monde, je réussi à hisser notre 999 à la 2ème place dès la fin de mon relais. Eric derrière assure un relais très rapide et régulier (nous sommes dans les mêmes temps). A la 3ème heure, dès la sortie de la grande parabolique, la moto coupe violemment, " c'est la panne d'essence " (4 tours avant l'arrêt prévu). Avec l'élan je réussi à prendre la voie des stands et à ramener la moto sans trop de retard, mais dans le stand personne ne m'attendaient et nous perdons de précieuses minutes pour ce ravitaillement surprise. Le problème c'est que cet incident perturbe notre feuille de marche et Robert GENNARO (team manager) nous annonce que d'après ses calculs, Eric aurait en théorie, juste de quoi rallier l'arrivée, mais pas un tour de plus. A 5 mm de la fin, Eric nous fait signe en passant que le voyant s'allume. Dès lors, avec Robert nous nous sommes regarder fixement durant 5 secondes, puis avec un léger sourire en coin nous nous sommes tapés dans la main en disant " on joue ! on gagne ou on perd tout ! " nous laissons donc Eric entre les mains du destin. Le dernier tour à été très long et ce fut une délivrance de le voir franchir la ligne d'arrivée. En parc fermé nous contrôlons le réservoir qui contenait à peine l'équivalent d'un dé à coudre d'essence. Un grand merci à toute l'équipe et à DUCATI GRENOBLE. (Je ne vous dis pas rdv au Vigeant, car pour le moment je ne sais pas si je roule et sur quelle machine). A+ #69 Roberto DI FOGGIA MEMO : " C'est le 1er résumé de la saison. Habituellement je vous faisais vivre après chaque course les moments forts du championnat, mais 2004 a vraiment mal débuté pour moi.A l'Open du Mans, lors des essais libres, à la sortie du musée (en pleine accélération), je perdis le controle de ma machine sur un guidonnage tellement violent que je fus désarçonné à plus de 180 Km/h et fus projeté contre les pneus situés à 3mètres de la piste (à cet endroit il n'y à pas de dégagement). Depuis maintenant 10 ans que je pilote, c'est la première fois que durant une chute, j'ai le sentiment de ne pas être immortel. Après avoir heurté les bordures de la piste et la moto je ne sais combien de fois, ma première préoccupation était simplement de voir si mes jambes fonctionnaient toujours (je pense que c'est la peur de tous les pilotes). Je fus rassuré en bougeant mon pied gauche, mais je constatai que la violence du choc m'avait arraché mes bottes et mes gants. Bilan, 3 jours d'hôpital avec : 1 fracture du radius et cubitus, 1 grosse entorse du pied gauche, 8 points au pied gauche, 1 entorse aux cervicales, les ligaments du genou gauche complètement distendu (je pense me faire opérer cet hiver). Pour ma moto (une SUZUKI GSXR, qui avait 450KM au compteur) ce n'était pas mieux dans le choc elle fut coupée en 2, la fourche et la roue avant avaient été projetées à plusieurs mètre de l'impact. Comme tout le monde le sait, la course qui suivie, fut tragique pour un de mes meilleur amis, Jean François LE GLATIN. Dimanche, 30 minutes avant la course, la météo n'est pas bonne et par téléphone, Jean Francois me faisait part de son inquiétude sur le choix des pneus. La suite vous la connaissez. j'ai toujours une pensée pour sa femme et sa fille. Depuis il n'est pas un départ sans qu'il soit présent à mes cotés. A mon ami JEFF |