| SuperSTocK 1000 FIM Cup : Pierrot Lerat Vanstaen |
![]() La motivation est à son maximum !Après 2 jours de boulot sur la moto, la panne est trouvée. Un fil du faisceau électrique est endommagé. Ne me demandez pas comment mais l'électronique ... Juste en changeant le fil endommagé, la moto retrouve 700 trs/min et près de 8cv ! Le banc de puissance montre exactement le comportement que je ressentais en piste. Brands Hatch, j'adore, circuit grosses c.... dévers, dénivelés ... La ligne droite n'en a que le nom, puisque droit à Brands Hatch, cela n'existe pas. Jeudi matin, on prend le bateau. A mes cotés, Jul_Hornet pour l'assistance et mon père au volant du camion. Marc toujours en plein boulot nous rejoindra ce soir en voiture. Installation dans le paddock, lavage du camion, installation du auvent, les pass, les pneus, le contrôle technique, tout est réalisé dans les temps. Je suis pressé de remonter sur la moto pour leur montrer que je suis fâché ! Vendredi matin, le lever est moins drôle. La pluie est venu nous rendre visite. Je n'ai pas roulé sur l'eau de l'année, juste 7 tours aux 24 heures du Mans pour découvrir la machine du SERT. Hop, en piste. Pas très confiant mais ça revient assez vite. Je fini 14ème de la séance sans avoir pris de risque. Je n'ai même pas fait une seule glisse de la séance, et pourtant, il y a bien longtemps que je n'ai pas eu une telle place. Qualif 1ère ! Ça tourne. En piste et gaaaz. Je m'arrete au bout de 3 tours ! Oh la vache, ça pousse ! La montée en haut régime n'a plus rien à voir, je suis trop content. Le châssis ne suit plus mais c'est presque normal. Je suis dans le rythme et dans le top 10. Petit réglage, je repars, re-rentre, ça marche pas, nouveau réglage, ça marche pas ... Bilan, 24ème de la série. Aie, dans la gu.... Je ne suis plus très à l'aise avec ma moto. Le moteur a un gros coup de cul par rapport à avant, je ne suis plus obligé de rentrer aussi fort pour ne pas me faire déposer en sortie. On reconditionne le châssis. Free 2 du samedi matin, pas beaucoup mieux. Fin de séance, je prends une roue et tente un chrono mais je ne peux pas suivre. 23ème de la série ! Mais c'est pas possible, j'étais à l'arrache. Mon père revient du bord de piste chrono à la main. Les partiels parlent. En attaque je suis dans le rythme mais sorti de courbe je mange gros. Contrairement aux impressions, je ne manque pas d'accel mais je ne peux tout simplement pas remettre de gaz. Je suis obligé de couper dans les dénivelés pour ne pas cabrer et me bats avec ma moto pour lui faire garder le contact. Qualif 2, encore un poil mieux, mais je ne cherche plus des poils, ça commence à me saouler. Je suis super énervé. On change le pneu arrière et peu d'amélioration. En fait pneu neuf ou pas, je ne gagne pas grand chose puisque le grip est bon mais je ne garde toujours pas la roue au sol. 1'32.3 ! En 2004, j'étais 14ème en 1'32.00 et avait réalisé 1'31.9 en course. Pourquoi nous n'y arrivons pas avec cette moto. La course sera le miroir de ces essais. Je subis ma moto et n'en fait pas ce que je voudrais. Je suis obligé de m'adapter à elle en modifiant mes trajectoires, position ... pour compenser un comportement que je n'arrive pas à résoudre. Entre la première manche (sur sec) et la course nous n'avons gagné que 1,7s en 2004, nous en avions gagné plus de 3s !!! Nous rencontrons à chaque course de nouvelles galères... Un simple roulage privé sans la panique de la course pourrait nous permettre de vraiment bien cerner cette moto, pourtant, impossible de joindre les calendriers ouverture circuit/mécanicien/pilote avant fin septembre !!! Pierrot Lerat VanStaen |