| Interview de Diane de Salve rédactrice en Chef de Sport-Bikes Magazine |
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JANVIER 2007 : SPORT-BIKES DEVIENT MENSUEL !Le magazine 100% Racing et 100% Passion Pour fêter le passage en mensuel du magazine Sport-Bikes, Esprit-Racing est allé à la rencontre de Diane de Salve, la rédactrice en chef, qui nous retrace l'histoire du seul magazine en France consacré à 100% à la vitesse moto. Petit jeu de l'intervieweuse interviewée ! Esprit-Racing : Quand et comment a été créé le magazine Sport-Bikes ?Diane de Salve : Sport-Bikes a été créé en mai 2000 par Grégory Ambos (alias Max #1 pour ceux qui le connaissent mieux sous son pseudo), également fondateur du magazine Moto et Motards. La première couverture représentait Valentino Rossi sur sa Honda 500 NSR jaune et noire. C'était l'année de son arrivée en GP 500. Selon moi, Sport-Bikes est sorti à un moment idéal : il n'existait plus de magazine spécialisé sur les GP Motos, pourtant, l'arrivée de Rossi et bientôt l'avènement des MotoGP marquaient vraiment un tournant important dans l'histoire des Grands Prix. C'était aussi l'année du titre d'Olivier Jacque en 250. Bref, le moment idéal pour sortir un magazine sur la vitesse. L'équipe qui composait alors le magazine était des plus restreintes : Greg Ambos était le rédacteur en chef et Laurent Alberola le maquettiste. Les autres étaient des journalistes/photographes freelance qui nous envoyait leurs docs : Philippe Michel et Judith Tomaselli pour les textes sur les GP, Stan Perec pour les photos de GP, Kel Edge pour les textes et photos du Mondial SBK et Alan Cathcart pour les essais racing. Esprit-Racing : Et toi, quand et comment as-tu commencé à faire partie de l'aventure ? Diane de Salve : Greg cherchait un rédacteur en chef pour le magazine au moment où j'envoyais mon CV, vraiment à tout hasard, sans réel espoir. Quand il m'a appelé, je n'en revenais pas. Pour moi, Sport-Bikes était le seul magazine moto pour lequel je rêvais de travailler. Je n'ai jamais envoyé de CV ailleurs. Greg m'a tout de suite proposé de venir à Nice (où la rédaction a toujours été basée) pour un entretien. Je m'y suis rendu un jour de janvier 2001, sous la neige, avec une Ducati 996 SPS. Il m'a révélé après que ça l'avait scié ! Greg était un homme de défi : il adorait l'idée de mettre une fille, qui plus est inconnue dans le milieu, à la tête d'un mag sur la compétition moto, " Ça va trouer le cul à tout le monde " se plaisait-il à dire ! J'ai donc commencé à participer à l'aventure Sport-Bikes à partir du n°5. Aujourd'hui, à l'heure où sort le n°40, on est toujours une petite équipe, mais je suis entourée de vrais passionnés de moto : Tommy Marin qui couvre le Mondial SBK et quelques GP, Stéphane Lacaze pour les essais racing, et puis bien sûr Laurent Alberola, notre génial maquettiste. Pour les photos, on fait toujours appel à des photographes indépendants, qui sont là depuis le n°1 : l'incontournable Stan Perec et son neveu Lukasz Swiderek pour les photos de MotoGP et d'Endurance, Kel Edge pour les photos de SBK et Gérard Delio pour la vitesse en France. Esprit-Racing : Sport-Bikes existe donc depuis 7 ans. Pourquoi passez-vous seulement maintenant en mensuel ? Diane de Salve : C'est vrai que c'était la critique n°1 concernant le magazine : le fait qu'il paraisse seulement tous les 2 mois. En fait, si les grands passionnés de vitesse ont vite découvert et repéré le magazine en kiosque, ça ne s'est pas fait aussi facilement pour tous nos lecteurs. Je pense qu'il a fallu à peu près 5 ans pour que le mag soit réellement connu par tous les gens qui s'intéressent à la vitesse moto : personnes du " milieu " ou non. La promotion du magazine s'est surtout faite de bouche à oreille les premières années. Puis des personnes comme Claude Michy (GP de France) nous ont proposé un partenariat : depuis 4 ans, Sport-Bikes réalise une partie du programme officiel du GP de France, dont la liste des engagés.Nous sommes également partenaires de la Roadster Cup et SuperRoadster Cup, du Superbike de Magny-Cours, sans oublier notre collaboration avec Esprit-Racing pour la couverture de l'Open en France pendant deux ans. Aujourd'hui, Sport-Bikes est devenu une véritable référence parmi la multitude des mags moto et nous avons donc fait le pari de passer en mensuel, même si la presse écrite ne se porte pas au mieux. Mais notre lectorat est fidèle et passionné et nous croisons les doigts pour qu'il nous suive désormais tous les mois. Esprit-Racing : Justement, qui sont les lecteurs de Sport-Bikes ? Diane de Salve : Pour vous dire la vérité, nos lecteurs ont de 5 à 95 ans ! L'an dernier, Claude Michy nous avait offert un pass VIP sur le GP de France pour le doyen de nos lecteurs, Louis, 95 ans. Un vrai passionné de compétition moto, qui ne manque pas un numéro de Sport-Bikes. On reçoit aussi des courriers de lecteurs qui ne lisaient que la presse automobile - notamment la F1 - et qui ont découvert le monde des Grands Prix moto au travers de Sport-Bikes. On a beaucoup de lecteurs également dans les pays francophone : Suisse, Belgique, Canada, etc. On a aussi de fidèles lecteurs dans les paddocks, notamment en GP : techniciens, mécaniciens et même pilotes. Et pas seulement des Français. Valentino Rossi nous a déclaré un jour, lors d'une interview, que Sport-Bikes était l'un des plus beaux magazines moto qu'il connaissait ! Je ne vous raconte pas comme on était fiers, avec Stan (Perec), lorsqu'il nous a lâché ça ! Que Sport-Bikes soit apprécié et reconnu dans le milieu - et pas seulement par les Francophones - nous réjouit : cela montre que nos articles sont lus tout autant par les néophytes que par les spécialistes. |