Team Power Bike Communiqué Rencontre Avec David Frétigné

INTERVIEW DE DAVID FRETIGNE : " J'AIME LE DAKAR PASSIONNEMENT ! "

Ouf ! Ca y est. Les passionnés des rallyes-raid et de la moto peuvent respirer un peu mieux.

L'armada des KTM sur le prochain Dakar aura un adversaire de taille en la personne de David FRETIGNE sur sa Yamaha 450 cm3 rallye.

L'équité sportive et l'intérêt de la course moto reprennent droit. Pourtant, Frétos, pour les initiés, a failli ne pas partir, abandonné par son team espagnol incapable de respecter son engagement et le contrat qui liait les deux parties.

Cette rupture se jugera donc devant les tribunaux. En attendant, David et son équipe mettent les bouchées doubles pour préparer la moto et les hommes, boucler le budget et réunir le matériel nécessaire pour affronter cette course mythique.

Ce sera sa 4ème participation et il vient sur l'épreuve pour emmagasiner de l'expérience et peut-être pour monter sur le podium ( team BOULINGUEZ MOTORS/FRET-MOTORSPORT. )

Néanmoins et malgré un calendrier chargé, David est venu à Narbonne, au siège de l'ASPTT, pour remercier au cours d'une soirée la centaine de bénévoles qui ont œuvré les 14 et 15 octobre derniers à l'organisation et au succès de la Bajaquad 500 ( course de quad de 500 km par équipe de 1, 2 ou 3 pilotes.) David, aidé en cela par Nicolas MENIER et David BARROT, avait, sous les couleurs du TEAM POWER ASPTT, décroché d'ailleurs une belle 3ème place malgré l'incendie, par deux fois éteint dans le dernier tour, de leur machine.

Et ce pour la première fois où il pilotait un quad. Une nouvelle expérience qui en appellera d'autres. Une interview s'imposait, celle d'un mec sympa et d'un champion exemplaire.



David FrétignéFrantz Delagrange : David, où en est-tu de ta participation sur le prochain Dakar ?

David Frétigné : Après mes trois participations sur le Dakar, un team espagnol m'a contacté pour rouler pour eux et pour développer une nouvelle machine ( le programme de YAMAHA France s'est terminé à l'issue de cette troisième année.) Puis, il y a un mois, j'ai reçu un email m'informant que nous ne partions pas sans me donner d'ailleurs plus de précision.

Cette façon de procéder est impolie et surtout malhonnête. J'étais en contrat pour trois ans avec ces gens-là et j'ai donc lancé une procédure pour rupture abusive de contrat.

Ils ne m'ont pas fait de cadeau, je ne leur en ferai pas non plus. A mon retour du championnat du monde d'enduro en Nouvelle-Zélande ( 2ème place par équipe derrière la Finlande ), je me suis interrogé sur la possibilité de partir sur le Dakar d'autant plus que mon entourage me poussait à le faire malgré le peu de temps dont je disposais pour monter une telle opération.

J'avais un peu mal au cœur de ne pas y aller. Baisser les bras ne me ressemble pas et je me suis donc lancé dans l'aventure pour réunir le budget nécessaire et les hommes qui m'accompagneront en Afrique.

J'ai été surpris de fait par l'engouement et par le dévouement de tous ceux que j'ai sollicités. Par pure amitié et désintérêt, certains partenaires désirant garder même l'anonymat.

Tout semble enfin réuni depuis la semaine dernière ( fin novembre ) soit un mois avant de partir. Je m'entraîne physiquement dur pour récupérer le retard. La moto est préparée par mon ancien mécanicien qui a œuvré avec moi pour mon premier Dakar.

C'est lui, Franck ELBER, qui a construit la moto et qui la connaît le mieux. Franck s'occupera en plus de l'assistance pour les clients YAMAHA France. Il en sera lui aussi à son 4ème Dakar.

Notre camion amènera les pièces de rechange et je bénéficierais également d'un autre mécanicien qui sera véhiculé dans un 4 x 4 et qui sera au bivouac tous les soirs pour pouvoir s'occuper de ma moto. Finalement, tout semble bien se goupiller même si certains détails ne peuvent pas être réglés. L'essentiel est de partir dans des conditions qui soient à la hauteur de mes ambitions.



Frantz Delagrange : Quelle sera ta stratégie ?

David Frétigné : Ma stratégie sera de faire une course d'attente. Je ne peux pas espérer gagner à la régulière avec la 450 cm3.

Il y a trop de différences avec les autres cylindrées. Par contre, le fait de jouer placé tous les jours et d'avoir un bon classement peut me permettre de monter en fin de rallye sur le podium.

Mon meilleur classement, pour l'instant, est une 5ème place. Avec un peu de réussite et toute mon expérience, ça peut le faire. C'est mon Dakar, j'ai investi moi-même dans ce projet et aujourd'hui je pars avec des gens qui me soutiennent avec le cœur. Cela m'a énormément touché.



Frantz Delagrange : Ce manque de préparation pourrait-il nuire à ta course ?
David Frétigné : Pour la petite histoire, je suis parti pour mon premier Dakar avec un peu plus d'un mois de préparation seulement.

Sans expérience aucune et sans connaissance. Je ne savais pas comment faire et pourtant cela s'est super bien passé. J'ai roulé avec mon feeling.

Aujourd'hui, j'ai trois Dakar derrière moi dont le dernier qui a été particulièrement difficile. J'ai du affronter beaucoup de problèmes et notamment une chute parce que je voulais aller trop vite.

Le Dakar n'est pas une course de vitesse, tu dois grappiller chaque jour un peu de temps. Cette année il me semble plus technique avec trois longues étapes sans assistance.

Il faudra gérer la moto et l'homme. Repartir avec des pneus qui auront roulé pendant 800 km de spéciale, cela veut dire que tu ne peux pas attaquer toute la journée.

Il faudra gérer ces étapes pour repartir le lendemain dans de bonnes conditions. Se connaître soi et connaître sa moto seront essentiels. C'est mon point fort. Comme je suis un pilote qui tombe rarement ( en prononçant ces paroles, David cherche des yeux un morceau de bois puis voyant que la table est faite dans ce matériau la caresse avec tendresse ), je saurais me placer.

Ces trois spéciales sont en plus très roulantes et les motos les plus rapides ne rouleront qu'à 80% de leurs possibilités. Cela nivellera le niveau et réduira les écarts d'autant plus qu'avec une 450 cm3, j'aurais moins de gestion des pneus à faire.



Frantz Delagrange : Quels sont tes principaux adversaires sur ce Dakar ?

David Frétigné : Sans aucun doute, Cyril DESPRES, Marc COMA, Isidre ESTEVE-PUJOL, David CASTEU, les Américains et les Espagnols du Team REPSOL.
Avec trois petits jeunes qui arrivent mais qui sont talentueux. Sur ces dix pilotes, je suis néanmoins celui qui a le plus d'expérience, des titres de champion de France et des titres de champion du monde. Il me manquait celle des rallyes-raid et après mes trois Dakar, cela peut faire un bon cocktail.



Frantz Delagrange : Quel regard portes-tu sur cette épreuve ?

David Frétigné : C'est une course tellement difficile à préparer, à organiser que cela en fait une épreuve à part. Mais, pendant la course, c'est encore plus dur.

C'est une bataille à mener contre soi-même pour tout réunir puis pour affronter ces longues journées de moto qui ne sont quelquefois pas très agréables. C'est très long et c'est très fatigant.

Tu manques de sommeil, tes conditions de vie et d'hygiène ne sont pas forcément suffisantes. Il faut savoir se réorganiser quand tu es en Afrique. Quant on y est, on souffre et un mois après notre retour, on a déjà envie d'y retourner.

A l'arrivée de mon dernier Dakar, j'ai dit que je ne voulais plus y revenir et aujourd'hui c'est mon cœur qui veut repartir. Je ne veux plus voir cette course de mon canapé. Je ne l'ai que trop vécue dans ces conditions-là et maintenant que j'y ai goûtée, je ne peux plus m'en passer. C'est magique.

Tu admires des paysages magnifiques et tu vis des relations humaines avec les autres pilotes, au bivouac, que tu ne vis pas le reste de l'année. Mon plaisir est le soir de manger sous la tente avec les amateurs et de les entendre raconter leur course, leurs malheurs et leurs joies. Ils vivent un Dakar complètement différent du miens, du moins jusqu'à maintenant, mais cette année je pars pratiquement comme eux.

Avec seulement une expérience différente de la course. Pour gagner le Dakar, il faut passer par ces étapes. Tous ceux qui ont gagné cette épreuve, ils ne l'ont fait qu'à partir de leur 5ème participation. Il m'en reste donc deux à courir et c'est aussi pour cela que cette année, j'ai tenu à le faire. Je reprends de l'expérience et cela me servira pour le cinquième. Je partirais dès lors pour la victoire.



Frantz Delagrange : Quelle est une journée type sur le Dakar ?

David Frétigné : A mi-rallye, je me lève vers 4 heures du matin. Tu as, dès lors, une heure pour te préparer et te concentrer tranquillement.

Plus le rallye avance, plus tu t'organises de façon à pouvoir te reposer le plus longtemps possible. Chaque minute de sommeil devient importante. Tu t'habilles et tu manges rapidement. Puis la journée démarre généralement par une liaison de nuit qui fait entre 200 à 300 kilomètres.

Après, tu arrives au départ de la spéciale avec 30 à 40 minutes d'avance. Tu en profites pour te poser, manger et t'hydrater à volonté parce que tu pars par la suite pour huit à neuf heures d'efforts.

J'essaie quant à moi de dormir quelques minutes supplémentaires. Ce temps de sommeil, cumulé tous les jours, c'est beaucoup en fin de rallye. Puis, je prépare mes lunettes pour la journée équipées de verres fumés. La nuit, j'utilise des verres transparents.

L'après midi, il faut absolument rouler avec des verres fumés car avec la couleur du sable, la réverbération est très importante. Il faut également se concentrer et bien préparer son road-book Vérifier sa moto pour détecter quelques petits problèmes qui auraient échappé aux mécaniciens ou du fait de l'usure de la moto occasionnée par la course ou par la liaison.

Il peut se passer beaucoup de choses. Il faut aussi gérer le physique. Tu sens chaque jour par expérience que ton organisme est peu ou beaucoup fatigué et si tel est le cas, il faut adapter ta stratégie de course en fonction de ton état de fatigue.

Pour ne pas chuter par exemple. Quant tu ne te sens pas bien, il ne faut pas rouler au-dessus de ses forces. Tu sais que tu es fatigué, tu l'assumes donc et tu fais avec. Ne pas aller au-delà si tu ne veux pas avoir d'accident. C'est dur parfois de se dire : " aujourd'hui, tu n'accélères pas ou moins. Demain, ça ira mieux. " En terme de gestion, c'est un jour la moto. Le lendemain, c'est l'homme. C'est cela le Dakar.



Frantz Delagrange : Quelle est la plus grosse galère que tu as pu vivre sur cette épreuve ?

David Frétigné : C'est en 2006. Je n'ai pas cessé d'avoir divers problèmes mécaniques que nous n'avions jamais eu les années précédentes. C'est bizarre. Je voulais faire un bon résultat et tous ces problèmes sont-ils le fruit de la précipitation ?

Est-ce que les mécaniciens n'ont pas eu assez de temps pour préparer la moto ? Je n'ai pas la réponse et aujourd'hui je ne la cherche plus. J'ai galéré énormément. J'ai eu des problèmes électroniques. J'ai roulé la nuit dans le désert sans lumière. Je suis rentré à 4 heures du matin pour repartir une heure plus tard. Sans dormir et cumuler ainsi de nouveaux problèmes. J'ai aussi chuté à 130 km/h et je n'ai pas pu marcher pendant deux jours.

Les mécaniciens me posaient sur la moto le matin et si j'étais tombé par la suite, je n'aurais pas pu relever la moto. C'était pour moi un Dakar de souffrances. C'est pourquoi, à l'arrivée, je me suis dit que je n'y reviendrais plus et pourtant c'est sur ce Dakar où j'ai pu emmagasiner le plus d'expérience. Les deux premiers avaient été en fait trop faciles et ce qui est paradoxal, c'est qu'il faut passer par la galère pour espérer pouvoir un jour le gagner. Tu apprends et tu deviens plus fort.



Frantz Delagrange : Et ton plus beau souvenir ?

David FretigneDavid Frétigné : Ma première victoire en Afrique. En fait, ma première victoire, c'est ici à Narbonne en 2004 et le lendemain, je récidive à Barcelone. J'étais heureux mais pas trop surpris parce que je connaissais le terrain.

Par contre, mon meilleur souvenir, c'est ma première spéciale en Afrique. Je ne m'y attendais pas du tout et cela a été la journée parfaite.

Comme si j'avais couru 25 fois le dakar ! C'était une étape de navigation, très technique avec beaucoup de changements de direction dans les villages que nous devions traverser. Il fallait beaucoup de concentration également.

D'ailleurs, juste avant le départ, Stéphane PETERHANSEL vient me trouver et me dit : " sois prudent, ne vas pas trop vite pour bien naviguer dans les villages parce que si tu te perds, tu ne pourras plus te retrouver. " Si quelqu'un connaît l'Afrique, c'est bien Stéphane.

Quand il vous donne ces conseils, vous les appliquez. Je suis donc parti tranquille, sans avoir l'impression de rouler vite. Pourtant, j'étais rapide et tout s'est bien passé. J'ai navigué et les autres concurrents se sont perdus. J'ai pris les bonnes pistes, bien tenu les caps sans m'affoler.

J'arrive et je gagne la spéciale pour mon 1er Dakar. C'était un rêve de gosse qui se réalisait et j'éclate en pleurs. Cette spéciale est une vraie victoire même si les deux précédentes m'ont fait plaisir. La dernière étape de cette année est aussi un excellent souvenir puisque je gagne en arrivant à Dakar.

On a beaucoup d'émotions quand on navigue puisque c'est stressant de chercher et de prendre la bonne trace. Tu as toujours la peur au ventre de te perdre et lorsque tu as réussi, que tu arrives, tu exploses et ces émotions.

( Pendant que David prononce ces dernières phrases, ses yeux s'embuent et deviennent plus luisants. Nul doute que tout en étant à Narbonne, devant moi, il est ailleurs. Sur le continent africain, roulant dans le sable du désert mauritanien, franchissant les dunes marocaines et s'approchant de la ligne d'arrivée et des eaux du lac rose. Je lui en fait la remarque, semble étonné de son absence provisoire et sourit.. )

Dans la vie, tu vis des moments plus intenses que d'autres et pour moi, c'est tellement important et cela représente tant d'heures de travail. Quand tu y arrives, c'est des moments de joie difficiles à raconter. Tu vibres de tout ton être.



Frantz Delagrange : Aurais-tu envie de vivre d'autres expériences en moto et notamment en vitesse ?

David Frétigné : Je suis un pilote polyvalent puisque j'ai fait du motocross, du super-motard, des courses de sable et de l'enduro.

Je me suis mis en octobre dernier au quad. Il ne me manque plus effectivement que la vitesse. Pourquoi pas ? Je suis vraiment ouvert à toutes ces disciplines.

La moto et tout ce qui est motorisé me plaisent énormément. Par contre, ce n'est pas un milieu que je connais bien. Arriver dans un endroit que tu découvres, c'est que du bonheur. Tu ne cesses pas de t'émerveiller.

Cela serait une superbe expérience mais pour l'instant ça ne s'est jamais présenté. Pour revenir au quad, je n'en avais jamais fait auparavant. J'ai pris du plaisir à le piloter.

La Bajaquad 500 était une course dure et sympa. C'est différent de la moto. Néanmoins, je n'en ferais pas une carrière, du moins je ne le pense pas aujourd'hui. Mais en refaire dans ces conditions, je reviens volontiers.

J'ai appris à piloter cet engin pendant la course et du fait que celle-ci était une épreuve d'endurance par équipe, il s'est construit une complicité entre pilotes, mécaniciens et assistants. C'est toutes ces petites choses de vie qui me plaisent et qui permettent de faire un bon résultat.

Cela m'a permis de rencontrer David BARROT ( le boss du TEAM POWER BIKE ) que je connaissais un peu. Mais, depuis cette épreuve, nous nous appelons régulièrement. Cette amitié me donnera peut-être l'occasion de venir sur le Bol d'Or ou les 24 heures du Mans, de faire un petit tour sans prétention sur le bitume. Néanmoins, j'ai déjà couru en super-motard et je connais ce revêtement. J'ai été vice-champion de France en 2000 dans cette catégorie pour ma première année de compétition. J'ai battu de fait les plus grands champions de l'époque.



Frantz Delagrange : Quels sont tes autres projets pour 2007 ?

David Frétigné : Regagner en enduro. Depuis trois ans je n'ai pas pu le faire et cela me manque.

En partant sur les rallyes-raid, j'ai lâché un peu la discipline. Puis, je commence depuis quelques temps à m'occuper d'un jeune pilote de 21 ans, Romain CADILLAC.

Je vais essayer de lui apporter mon expérience dans l'approche de la compétition, du sport en général et surtout de l'enduro. L'aider et le pousser. Je pense que cela peut m'aider également à me motiver à nouveau et décrocher un nouveau titre de champion de France ( David a été 6 fois champion de France d'enduro.) YAMAHA vient de sortir une nouvelle moto, une 450 cm3 WAF avec un cadre aluminium et un nouveau moteur plus performant.

C'est une moto que j'attends depuis 4 ans maintenant. Elle est encore plus course et plus légère que celle que nous avions cette année. Cela va être un gros plus et si le calendrier est favorable, j'aurais le temps de me préparer au mieux.

A 36 ans, j'espère pouvoir obtenir un nouveau titre d'autant plus que personne ne l'a jamais fait jusqu'à maintenant. Je serais le premier à le faire. C'est mon petit défi et cette année je suis devenu champion de France de cross country.

C'est un beau titre parce que c'est une discipline très physique et je me suis prouvé que j'étais capable de rouler encore au haut niveau. Cette nouvelle moto me permettra peut-être de combler ce petit écart que j'avais depuis 3 ans avec les autres concurrents. J'étais juste derrière et il me manquait toujours un petit truc compte tenu de mon manque d'entraînement spécifique et d'une motivation plus aussi forte que nécessaire du fait de mes nombreuses victoires antérieures.

Le fait de bénéficier de cette nouvelle moto et de m'occuper de Romain et de quelques petits jeunes qui montent bien, le fait de vouloir monter une structure qui me permettrait d'intégrer ces pilotes de demain, j'aborde cette saison avec une forte ambition et une motivation nouvelle.

L'idée n'est pas de leur apporter des solutions mais de les inciter à les trouver d'eux-mêmes. Ils doivent travailler pour comprendre ce qu'est un sportif de haut niveau et pour ainsi le devenir.

Il faut avoir du respect pour les gens qui vont t'aider et savoir qu'un pilote doit vraiment se cracher dans les mains. La réussite passe par-là également. Construire ce qu'ils veulent faire précisément, travailler pour cela et être autonome. Moi, je me suis toujours débrouillé seul, j'ai appris sur le tas et c'était un peu compliqué. J'avais 14 ans.



Frantz Delagrange : Quelle suite voudrais-tu donner à ta carrière ?

David Frétigné : Je l'oriente aujourd'hui sur les rallyes-raids. Je continuerai tant que je serais en forme. J'ai toujours eu une hygiène de vie pointue et souhaite la conserver.

Fabrizio MEONI avait 43 ans quand il a gagné son dernier Dakar. J'ai donc du temps devant moi encore. J'ai aussi une société de vente Internet (fret-motorsport.com) Nous organisons des évènements et des séminaires d'entreprises. J'ai beaucoup de travail et aujourd'hui nous montons un petit magasin avec des bureaux pour structurer cette société. J'ai deux personnes qui travaillent pour moi et je suis très occupé. Le côté sportif est pour moi ma principale source de revenus.



Frantz Delagrange : Que peut-on te souhaiter pour 2007 ?

David Frétigné : Une bonne santé. Nous avons tous besoin d'être en forme pour affronter ce que l'on veut. J'aimerais bénéficier d'un peu de réussite également. Je ne demande pas plus. Le reste, c'est moi qui irai le chercher.



F. Delagrange pour Team Power Bike