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Endurance Moto 38 (2/2)

Endurance Moto 38LA COURSE


LE DEPART :
Thierry prend le départ. Il est bien placé lorsqu'il monte sur la moto, mais...elle ne démarre pas ! Il part donc dans les derniers.

Heureusement, il remonte vite, mais prudemment car il se fait déjà une petite frayeur et y laissera une bonne partie du levier de frein.



L'APRES MIDI : La 38 remonte régulièrement.
Par contre, pour la 12, cela se complique : Mertens s'en était déjà mis une (amortisseur de direction desserré...), et vers 16h30, c'est Gwen qui part à la faute. A voir les images à la télé, on se demande s'il n'y a pas de l'huile quelque part...

Horst tourne rapidement, et croque la 91 à la fin de son relais.
Puis un orage monstrueux se déclenche brusquement, on y voit plus rien ! Jean-Michel rentre : ravitaillement et pneus pluie. Il réalise d'excellents chronos malgré le relais qu'il a déjà dans les pattes.

Par contre, Thierry, qui a pris la suite n'arrive pas à descendre ses chronos. Lorsqu'il rentre, il se plaint du pneu arrière. D'ailleurs, Horst ne tourne pas plus vite.

Dunlop nous apprend que la référence des 2 derniers pneus montés n'est plus adaptée aux conditions : il faut en changer. Le calcul est vite fait : on perdra moins de temps a faire rentrer le pilote pour changer de pneu que de le laisser tourner dans les chronos actuels (on rend 6 secondes au tour !).

Tient, la 94 se met a remonter ... certains disent qu'ils ne passent plus les Pirelli ...





LA NUIT : Il y a déjà eu énormément de chutes, et le Safety Car sort souvent. Derrière, les pilotes fatiguent (leurs appuis ne sont pas soulagés par la vitesse, et ils ont froid).ravitaillement endurance moto 38

A 21h30, Horst doit rentrer ravitailler, et décide de repartir car il est resté souvent derrière le pace car. Manque de pot, il y restera encore prés de 30 minutes....la piste doit être sérieusement nettoyée.

Les fauves sont lâchés....mais les chutes continu : la 24, la 41, ...Chez nous, les pilotes ont décidés de ne pas prendre de risques inconsidérés : celui qui sera sur ses roues demain matin sera bien placé, et attaquer sera possible.

Il nous faut maintenant gérer Horst : il a voulu doubler son relais, mais avec tous les pace car, il ne faut pas qu'il dépasse 3 heures de roulage, puis ensuite il lui faut 2 heures de repos minimum.

En fait, le problème est résolu : il chute à 22 heures, ramène la moto. C'est Jean-Michel qui repart 19ème. On était 5...

Quand Jean-Michel rentre, nous sommes 11èmes. La piste devient séchante, on passe un mixte à l'arrière.

Plus tard, c'est au tour de Thierry de faire un arrêt imprévu : de petites réparations doivent être effectuées, conséquences de la chute de Horst. Il en profite pour passer en mixte à l'avant, et tourne ensuite dans les temps de la 11...

Peu après minuit, Deuxième chute : Thierry évite un attardé et sort de la trajectoire, seule partie sèche de la piste. En dehors, c'est extrêmement glissant.
Lorsque Horst repart, nous sommes 28èmes, à 20 tours de la tête....



Thierry Mulot et Bernard CazadeLA FIN...
Vers 1h30, Horst tourne en environ 1.57 (la 94 est en 1.56 et la suz 1 en 1.55) ... Mais après adélaide, à plus de 250 Km/h, il chute. Il ramène la moto, très endommagée. L'équipe jette l'éponge, la moto n'est pas réparable.



ON VA SE COUCHER...
Bien entendu, on est tous très déçu. La pression retombe, je n'ai pas vraiment sommeil.
Je me promène un peu et croise les membres des autres teams. Philippe Dobé qui part pour son relais, Sébastien Scarnato toujours joyeux, DAP qui a abandonné (pierrot se balade avec son plâtre).

Je cherche en vain Magali Langlois, que je n'ais pas encore pu voir, afin de lui donner les boissons énergétiques que j'avais préparées à l'avance.

Un petit tour à la loge où j'invite notre WebChef (enfin je le vois celui là !). On refait le monde de la course avec Diane et Jean-Michel, en sirotant et en jetant un sort à un paquet de " curly " qui traînait. Du balcon, on aperçoit Gwen qui ramène la 12, transformée en roadster... encore une chute.

Et puis la fatigue arrive. Alors une douche et au lit, il est déjà 4h30 et demain il faut tailler la route.



EPILOGUE : Dimanche matin, debout et rangement pour tout le monde. Etrange sensation d'entendre la course continuer. Je constate tous les abandons sur l'affichage. Impressionnant. Speednenette tourne toujours (à 2). Super.

Dernier repas avec l'équipe, où l'on parle déjà de 2005, et retour, accompagné des nombreuses motos qui redescendent dans le sud.

Nostalgie de cette dernière grande épreuve, qui marque pour moi la fin de la saison, avec toutes ces images qui me reviennent pendant les 6 heures du retour.

Vivement l'année prochaine ...



LES COUPS DE ...

GUEULE... contre le fric, la politique dans la course...
* Le GMT : non content d'avoir aidé la yam Autriche à aller à Suzuka, il va leur prêter sa moto et David Checa pour Vallélunga, afin de leur permettre de conserver leur deuxième place au championnat ...
Le GMT est bien soutenu par Yamaha motor France ??? Mais c'est vrai que la 7 roule en Pirelli, et que Cristophe Guyot veut aller en mondial l'année prochaine ...
* Dunlop, qui a mis du temps à nous fournir les très bons pneus, sous prétexte que Cazade est essayeur chez Michelin ...
* Le bol a failli revenir au Mans, ça aurait été dommage pour l'image de la moto d'avoir 2 beuveries au même endroit. Il est heureusement apparemment confirmé jusqu'en 2009.


BLUES ...
* Je n'ai pas eu assez de temps à consacrer à tous ceux que je ne reverrais pas avant l'année prochaine (pilotes, team managers, le WebChef et les autres forumeurs)
* Pour l'instant, je n'ai pas de plan pour aller les encourager à Vallélunga, c'est trop cher...
* J'ai été super content de revoir Jean-Michel et Diane, 2 personnes que j'apprécie beaucoup.
* Si le SERT et le GMT quittent l'endurance (Radio Paddock : un irait en GP, l'autre en mondial superbike), il faut espérer que cette discipline ne retombera pas dans l'oubli et que d'autres teams prendront le relais du professionnalisme.

Mais ce ne sont que des " on dit "...


Patrick Joud


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