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| Team 57 : Les Téméraires du Galet Les trois pilotes titulaires étaient indisponibles 1 semaine avant la course : Patrick Kieger ainsi qu' Antony Moreno étaient blessés et Cyrille Huvier a eu un gros problème familial. Il ne restait donc que le quatrième pilote de l' équipe David Clément. Fred Nicolle, le team manager, a contacté en catastrophe d' autre pilotes connus, Yann Sotter et Louis Alexandre Tachon ont été retenus. Les essais se sont mal passés car la première séance de qualification a été écourtée pour David Clément sur une mauvaise chute qui l' envoya directement à l' hopital (luxation de l' épaule). Donc, plus que deux pilotes pour la course avec une place sur la grille de départ de 41ème, David n' ayant pas pu faire de chrono correct. Fred a recruté David Emonnet qui passait par là, il n' a pu prendre en main la machine que pendant le Warm Up. 15 heures Yann prend le départ de la course et arrive à remonter plus d' une dizaine de places. Il passe le guidon à Louis Alexandre qui continue sur la lancée. David Emonnet qui est un pilote trés pro et régulier (il a déjà gagné 3 courses de 24 heures) enfonce le clou car à la fin de son relais la R1 LTG est dans les 20 premiers. Cela se passe ainsi pendant les quatre premières heures jusqu'au moment ou la moto manifeste des signes de chauffe (comme toute R1 stock qui se respecte). La moto est alors en 15ème position, le chronos varient entre 1'49" et 1'52". Dans le stand c' est le conseil de guerre, Cyrille Huvier (qui est venu nous supporter malgré tout) nous suggère de changer le radiateur le plus tôt possible (500 secondes d' arrêt au mieux) afin de pouvoir remonter le temps perdu. C' est une stratégie qui se défend mais ne me satisfait pas car pour moi adieu le peloton de tête en stock. Après son relais, Yann Sotter suggère à Fred d' attendre un peu car la nuit est fraîche et la moto doit pouvoir tenir le temps que l' on trouve une meilleure solution et/ou de faire un écart assez grand avec les poursuivants. C' est également mon avis à ce moment là. Après réflexion, il n' était pas évident que le radiateur soit percé, c' est plus un manque d' eau qui provoque la surchauffe qu' autre chose. Cependant, Fred me dit qu' il n' est pas possible d' ajouter de l' eau quand le circuit de refroidissement est sous pression. En fait c' est surtout très dangereux de le faire car vers 1 heure du matin Fred s' est décidé à exécuter l'opération. La moto étaient alors 13-14ème au général et 4ème en catégorie Stock. L' arrêt a été assez court car la moto n' a pas perdu de place et au miracle ça a complètement résolu le problème. Le radiateur était complètement vide, Fred a passé plus d' une minute à le remplir avec un tuyau d'arrosage... Les 3 premiers stock étaient Le team Bikers-Day (N° 99) avec Laury Fremy, Le Junior Team (N°72) qui réalisait une remontée fulgurante et le Team de Bordeaux (la moto N° 33) qui avait pratiquement les mêmes chronos que LTG. Un peu plus tard dans la nuit le leader du stock sport (la N°99) abandonnait sur surchauffe moteur, une R1 comme par hasard - les chronos sont inversement proportionnels à la température moteur, plus tu ouvre plus ça chauffe -. Quelques heures plus tard c' est au tour de la R1 N°33 de surchauffer. Une intervention se prépare. Avec Michel (un mécano de LTG) on va voir leur relais pour surveiller le voyant rouge de la Yam 33. Ils effectuent donc l' opération à leur tour : "on rajoute de l' eau dans le radiateur". Leur technique est différente, ils pincent les durites et le courageux de l' équipe emmitouflé et casqué passe plus d' une minute à enlever le bouchon, ça fait pschit (comme nous) car il n' y avait plus d' eau dans le radiateur. Il rempli à son tour le radiateur et la moto repart sans avoir perdu trop de temps par rapport à notre moto. LTG se retrouve alors 3ème stock puis 2ème avec les aléas des ravitaillements, car la moto LTG est maintenant dans le même tour que la N°33. Les deux machines sont donc très proches, 4 tours derrière celle du Junior Team qui est en tête de la catégorie Stock depuis plusieurs heures. Vers 4 heures du matin, la 33 s' arrête pour un ravitaillement et ça se passe mal, il y a un soucis avec la roue arrière, LTG passe en 2ème position et a alors en moyenne 1'30" d' avance sur la moto N°33. L' écart se maintient jusqu'au matin, vers 6 heures et demi, Louis prend son relais, j' entend le haut parleur qui annonce une chute de la moto 57 du Team LTG. La machine rentre au stand, il y a beaucoup de casse, Fred et son équipe passent plus d' une demi-heure à réparer la bécane, elle repart avec Louis Alexandre et rentre aussi tôt, la moto est inconduisible car les fourreaux de fourche sont tordus... C' est presque l' abandon, puis Fred décide de remonter une nouvelle fourche tranquillement afin de pouvoir terminer pour le sport... C' est la grosse déception, cependant cette course nous a montré que l' on peut prétendre au podium en Stock sport. Fred Brunet pour la LTG 57. |