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Un kiné chez Playstation 2/2

Patrick et Philippe DobeLa course
Super beau temps sur la grille, public au rendez-vous, ombrella girls,.. tout baigne ! Seb reste toujours cool, Gwen concentré.

Départ pour le tour de chauffe, repositionnement sur la grille : là, ça rigole plus. Je reste près de mes pilotes qui prennent un bon départ, bien que séb. fut un peu brusque sur l’embrayage !
Vite, je traverse la piste et rejoint le stand pour suivre les temps et regarder les images.

Et là, stupeur : David se retourne dans la ligne droite des stand…
Après quelques cris d’exclamation, tout le monde retient son souffle jusqu’à ce que david se reléve et que les 47 furieux qui étaient derrière l’évite.

C’est sùr que là, les autres concurrents l’ont bien vu le postérieur de David, alors en tête….

Le pace car ayant annulé le bénéfice du départ, tout recommence lorsqu’il rentre : les fauves sont lâchés.

Tout roule : la moto consomme des pneus et de l’essence, moi du strapp et de la pommade. Chacun son boulot.

La nuit tombe. Les positions en tête ne bougent pas vraiment. Seule notre n°5 connaît quelques soucis techniques heureusement sans gravité pour le pilote. Malheureusement, cela tombe toujours sur Philippe Dobe, qui commence à gamberger.

Au petit matin, alors que la fatigue est bien installée, l’humidité tombe.
Le moral de Philippe Dobe aussi : après un relais avec des temps moyens, il annonce qu’il jette l’éponge. La confiance n’est plus là, il ne veut pas prendre le risque de se blesser sérieusement.

Bien que sa décision soit respectée, elle n’est pas vraiment comprise. Sébastien repart donc de suite après le relais de Ludo.
On s’organise au niveau restauration et soins sachant que sur cette moto, les pilotes restants n’aurons que 50 minutes pour tout faire : déshabillage, restauration, soin, repos, rhabillage,… et c’est court après une nuit blanche.

Arrive le deuxième problème : Ludo est rentré malade de son relais… il ne peut pas repartir de suite. Lorsque Sébastien rentre, il faut lui annoncer qu’en plus, il double son relais !

Je lui apporte sa ration hydrique le temps du changement de roues. Je n’oublierai pas son regard, curieux mélange de fatigue, de dépitement et de détermination.

Honda national moto PS2Je retourne auprès de Ludo : ça va pas mieux… et ce n’est pas prudent de repartir. Philippe Dobé maintient son abandon. Si Ludo ne part pas, c’est l’abandon pour la 5.

Je prends alors une deuxième leçon de courage : Ludo décide de repartir. Entre nous, c’est clair : il n’a rien a prouver et il ne doit pas prendre de risques inconsidérés : il s’arrêtera s’il ne le sent pas.

Et là, non seulement il part, mais en plus il fait de bon chronos… ils sont fous !

Il donne tout, mais malheureusement, après quelques tours, les chronos s’effondrent. Ludo rentre, il en peut plus.

Sébastien ne peut pas repartir, car il doit respecter un temps de repos d’au moins 2/3 du relais effectué. L’équipe décide alors de ne pas abandonner. Les 2 motos franchiront la ligne pour Pipo, qui ne peut plus venir sur les circuits.

Sur la 6, tout roule. Gwen est très régulier et aligne des temps canons.



L’arrivée
Sébastien reprend le guidon pour la dernière demi-heure.
Nos deux motos effectuent les derniers tours ensembles, et franchissent la ligne cote à cote.

Etrange mélange de satisfaction et d’amertume.

En tout cas, l’équipage de la 6 est satisfait, et encore plus Gwen : finalement, il était encore sur la bonne… !!!



Le retour
Après avoir fait le tour du paddock pour le dernier au revoir, en voiture pour 6 heures de bagnoles. Lundi, il faut être au boulot !
Heureusement, madame a dormi quelques heures et assure jusqu’à notre arrivée à nous, programmée à 22h30, Toulouse.



Les traditionnels « coup de gueules » !
* Aux petits c… qui ont volé des pièces au GMT : c’était celles qui devaient courir…..
* A l’endurance : beaucoup de teams jettent l’éponge, les privés sont de plus en plus privés…de moyens, toujours pas de bonne couverture média (ou alors il en faut un qui se retourne à chaque tour…), désintérêt des professionnels sponsors pour ces courses, et j’en passe….
* Au circuit : ils le re-surface quand ? Ils attendent un mort sous la pluie ?
* Je pars avec le regret de n’avoir pu consacrer du temps aux membres d’ER, faute d’avoir eu à m’organiser au dernier moment,
* A l’organisation pour sa rigidité, alors qu’il faudrait qu’elle se rende compte que le jour où les teams en auront marre, il n’auront plus d’épreuve,

Bref, on fait quoi l’année prochaine ?? !!

Vivement la reprise en avril prochain

Patrick


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