| Jean François Le Glatin |
Pau , Un week-end en enfer Ce week-end à Pau devait être une simple formalité, il en sera tout autrement.Nous arrivons le Jeudi sur le circuit de Pau et la place dans le paddock du bas est déjà prise, résultat, nous seront dans l'herbe tout le week-end. Les premiers essais se sont passés assez difficilement, avec une moto qui dribblait énormément de l'avant et ma main gauche encore très douloureuse (fracture d'un métacarpe). Nous arriverons à régler la partie cycle le vendredi en dernière séance...ouf Mais déjà, lors de cette dernière séance, la moto sonnait bizarrement et manquait de puissance. J'en parle à mon mécano et nous trouvons quelques bricoles. Le Samedi de la qualif, grosse galère, la moto ne marche plus dès le tour de chauffe. Le moteur tourne sur 3 pattes et je ne passe même plus de vitesse devant les stands. Je fais une course très difficile en me battant comme un beau diable pour ne pas me faire passer dans les bouts droits. Je termine 6 ème. Je rentre au stand très en colère et nous vérifions toute la nuit toute la moto. Nous ne trouverons pas grand chose mais en touchant le faisceau, la moto remarche. Le Dimanche matin, je vais essayer la moto, elle tourne normalement. Le moral est au beau fixe, il me suffit de marquer 4 points pour gagner le championnat. En course, la moto marche bien au tour de chauffe, mais pétarade déjà au premier tour. Au troisième tour, la moto commence à perdre de la puissance et sonne bizarrement. Devant, le pire scénario se déroule devant mes yeux, Gibet est en tête. Si la moto tombe en panne et qu'il gagne, c'est foutu. Dans ma tête l'angoisse de perdre encore bêtement le championnat me glace le sang. Elle n'accélère plus et je commence à me faire doubler en ligne droite par des motos qui me passe avec 20 km/h de mieux. J'essaye de me battre, mais je ne peux pas trop prendre de risque. Dans ma tête j'entends Valérie ma copine qui me dis ''assure''. Je pousse des coudes et ferme toutes les portes, mais c'est trop grave, ma moto fais un bruit de bi-cylindre. Je freine comme un ours en bas de la descente pour ne pas me faire passer, mais les gars n'ont qu'à attendre la ligne droite. Je termine à l'agoni à la neuvième place en me faisant passer par trois motos sous le drapeau à damier. Ouf il était temps que çà finisse. Il y a quand même une justice, car après ma fracture de la main et ma moto en panne, je trouve que çà faisait beaucoup pour un seul homme. Je quitte le Promo avec plaisir et suis content de pouvoir enfin me consacrer à l'Open, une discipline qui convient mieux à mon pilotage. Je suis aussi très heureux pour SUZUKI à qui j'offre ce premier titre pour un 1000 GSXR et pour Roland de DUNLOP qui a été super toute cette année avec moi. Je souhaite bonne chance à mon ami Robert DI FFOGIA, avec qui nous avons fait un duo redoutable et qui devrait repartir en Promo en 2002. Il sera certainement dans le coup pour le titre, s'il arrête de boire des pastis avant les courses. Merci à tous ceux qui m'ont encouragé et qui ont cru en moi et soyez certain qu'il y aura encore de belles bastons en 2002, si les partenaires jouent le jeux. Gros gaz à tous ! Jean François Le Glatin | ||||
| COUPES DE FRANCE PROMOSPORT à Pau - Les Résultats | ||||
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