| Jean François Le Glatin |
Toutes les courses se suivent mais ne se ressemblent pas... Passer de l'Open Superbike aux Promosport peut sembler facile, pour quelqu'un qui regarde çà de l'extérieur, mais croyez-moi, rouler avec des pneus scultés sur des motos de 170 cv n'est pas une simple formalité.D'ailleurs, ma dernière course au Mans en début d'année ne ma pas laissé que de bons souvenirs. C'est pourquoi, je tenais particuliérement à m'appliquer pour ne pas commettre d'erreur sur une piste au gripp changeant. Les deux premiers jours ont été occupés à régler la moto avec les DUNLOP D208*, et surtout à trouver le bon braquet. Gros casse-tête pour celui qui veut une moto parfaite en braquet, mais qui répond à la longueur de chacune souhaitée. Avec 2 x 1/4 d'heure par jour, les mauvais choix peuvent s'avèrer décisifs. Nous trouverons des réglages ''moyens'' à la fin de la séance du Samedi matin. Entre-temps, nous mettons les deux Suzuki en panne en voulant vérifier le bon fonctionnement d'un capteur. Heureusement, nous avions emmené Charlie Ferry et Vincent ( fraîchement nommé chez AXE Moto à Toulon) dans nos bagages, car ce 1000 est réellement très complexe sur le plan technique. Première qualif: Gibet part en tête, mais ne le restera pas longtemps... Je réalise un départ moyen et je vire à DUNLOP derrière Gibet et sa Yam R1. Au musée, je tente de le passer à la sortie, mais il retarde son freinage et je me retiens de lui faire l'extérieur. Je prends mon mal en patience et m'applique à la sortie du garage vert pour le doubler à l'aspi dans la ligne droite. C'est quand même plus confortable que de tenter le diable sur cette piste piègeuse. Je creuse ensuite l'écart en mettant un bon coup de collier pendant trois tours et je gagne ma manche qualif. Au cumul des deux manches, je suis crédité du meilleur temps, donc de la pôle position. Dimanche le ciel est bleu, mais la piste est de plus en plus glissante. Au micro, l'excellent commentateur annonce les départs des autres finales. Je prête l'oreille et j'entends qu'il parle d'une chute au virage du raccordement, puis d'une autre au même endroit, puis deux autres au garage vert... etc. Je commence à me demander s'il ne faut pas se préparer à vivre une finale difficile. D'après les pilotes que j'ai pu rencontrer, la piste serait vraiment glissante à certains endroits. Je me prépare pour le tour de chauffe et constate que certains virages sont ''repeints'' de traces sombres suspectes. Je décide de me calmer et de prendre un maximum de marge pour ne pas aller à la faute. Comme lors de la manche qualif, Gibet prend un bon départ et se retrouve ne tête au premier freinage. Comme en qualif, il freine comme un sourd pour que je ne le passe pas et comme le Samedi je le passe à l'aspi. Je sais que çà manque d'originalité, mais je pense qu'il doit être énervé de se faire doubler toujours au même endroit. Lors des tours suivants, je m'énerve un peu, histoire de me fabriquer une avance confortable pour pouvoir gèrer mon écart. Nous netterrons un stratagême au point avec Charlie, Jean Claude et Valérie, pour me permettre d'avoir l'écart en direct. C'est plus facile pour gèrer, et beaucoup plus précis. C'est comme çà que j'ai pu remporter cette finale avec suffisamment d'avance. Merci à Charlie qui nous a encore surpris et estomaqué par ses compétences et au bon boulot de Vincent. Merci aussi à l'I.E.M.S de Monteils et en particulier Michel Tapie qui nous a prêté l'outillage pour le week-end. Cette victoire est dédiée à mon Président de Club (MC Cagnes sur Mer): Eugène Mullié, qui se fait soigner pour un cancer en ce moment et à qui je souhaite une guérison durable. Gros gaz à tous..! Jean François Le Glatin |