Jean François Le Glatin

Institut Européen de Formation aux Mécaniques Sportives, ou l'art de faire de sa passion un travail

Institut Européen de Formation aux Mécaniques Sportives, ou l'art de faire de sa passion un travail

Vous êtes mordu de mécanique et vous venez d'obtenir un B.T.S. Vous rêvez de faire la mécanique à Valentino Rossi.
N'hésitez pas, faites une demande de dossier à l'I.E.M.S et si vous êtes motivé, discipliné et bien décidé, vous aurez peut-être une chance de faire partie de la prochaine session.
Il faut savoir que le renouvellement des mécaniciens affectés à la maintenance des véhicules de course, se fait en moyenne tous les cinq ans.
Cette fréquence est liée aux contraintes importantes du métier de technicien de compétition.
Le stress, les déplacements fréquents et le manque de sommeil conduisent souvent les mécaniciens à déposer les armes en cours de carrière et à choisir une voie plus humaine.
Pour y remédier et préparer ces jeunes hommes, il n'y a qu'une solution : former techniquement et psychologiquement les jeunes pour en faire de véritables bêtes de compétition.
L'I.E.M.S, par la rigueur de leur formation et la discipline de la méthode apporte ''sa '' solution. Il ne reste plus qu'aux hommes qu'à être à la hauteur !

Le concept
D'un côté, nous avons les entreprises ou les teams engagés dans les sports mécaniques.
Ces demandeurs ont souvent un impératif de compétitivité et de résultat, en gravitant dans un contexte complexe composé de technologies de pointes et d'enjeux sportifs et industriels.
Ils ont des exigences de plus en plus pointues et recherchent des mécaniciens très qualifiés aux compétences et motivations extrêmes.
De l'autre, nous avons des jeunes qui ont la volonté d'entrer dans l'univers des sports mécaniques.
Pour cela, ils devront avoir une forte motivation et compléter une formation partielle ou insuffisante.
Leurs atouts : apprendre vite et savoir ouvrir les yeux et les oreilles.
Au milieu, il y a les formations dispensées par l'I.E.M.S qui permettront aux deux parties d'atteindre leurs objectifs.

Autrefois, les mécaniciens étaient formés la plupart du temps sur le tas. Mais il faut dire que les technologies étaient moins développées et que la compétition était surtout sur la piste et beaucoup moins dans les stands. C'est vrai qu'il y avait des moyens de formations (écoles de pilotage) pour les pilotes, mais rien n'avait été créé pour les mécaniciens.
En 1990, ce sera chose faite, avec l'aide du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon.
Fort d'une expérience de terrain de près de 30 ans, l'I.E.M.S avec l'aide de ses ingénieurs et techniciens proposa une formation spécifique, destinée à fabriquer des modèles hauts niveaux de mécaniciens sportifs.

L'évolution des demandes de candidature
Depuis 1991, les demandes de documentations n'ont cessé de progresser.
De 80 demandes en 91 à un maximum de 500 en 1997, ces chiffres reflètent l'engouement des jeunes pour ces formations.
Un autre facteur important est aussi l'élévation du niveau de qualification des élèves.
D'un C.A.P ou B.E.P au départ, l'évolution progressive du niveau des demandes à conduit l'I.E.M.S à adapter aux nouveaux arrivants.
Aujourd'hui, et cela depuis 95, les nouveaux élèves possèdent tous, minimum un niveau B.T.S ou D.U.T.

Une sélection draconienne
Pour faire partie de cette élite, croyez-bien qu'il ne va pas falloir mollir !
Les sélections à l'entrée de l'école sont basées sur : l'analyse de la motivation du candidat pour les sports mécaniques, sa formation technique et pratique antérieure, son expérience acquise sur le terrain (même partiel), la qualité de son expression écrite et ses capacités physiques, sont des critères de choix pour les recruteurs de l'école.
Une fois que le futur stagiaire aura passé ces épreuves avec succès, il devra aussi passer par une période probatoire au cours de laquelle seront observés, ses capacités à s'intégrer dans un groupe de travail, ses aptitudes au respect du matériel, sa propreté, sa discipline collective, ses bonnes connaissances en mécanique et pour finir, sa forme physique.
Ces différentes étapes n'ont qu'un seul but, retenir des candidats à fort potentiels qui auront un maximum de chance dans leurs futures vies de mécaniciens de haut vol.
Le nombre de stagiaires retenus pour chaque session est de 16 au maximum.
Après, les capacités du bâtiment et la disponibilité des formateurs, ne peut plus répondre aux engagements que se sont fixés les dirigeants de l'I.E.M.S.

La formation et la pédagogie
Si vous êtes toujours intéressé, n'imaginez pas que vous ferez de la mécanique toute la journée.
Une solide formation vous sera donnée, avec des cours et des travaux pratiques.
Les matières seront enseignées en modules, par l'intermédiaire de nombreux intervenants professionnels.
Un professeur permanent de l'école établira le lien entre les élèves et les divers intervenants et assurera le suivi pratique en atelier.
Le but sera aussi de mettre les ''apprentis'' en situation réelle.
Ces intervenants pourront provenir de différent milieu, mais principalement, ils seront : fabricants de fourches, de disques et plaquettes de frein, d'amortisseurs, préparateurs de moteurs ou team manager.
C'est ainsi que certains élèves de l'I.E.M.S ont eu la chance cet hiver, de faire un petit stage chez Hervé Poncharal et de visiter le team Tech 3 à Borme les Mimosas.
Ils ont pu à loisir, échanger des idées avec Guy Coulon et se faire une bonne idée des difficultés qui les attendent à la fin de leurs formations
A l'issu de cette formation, les stagiaires qui auront satisfait au contrôle des connaissances, l'institut délivrera un titre homologué de technicien supérieur : niveau 3 du code NFS 252r.

Des intervenants, des profs, des élèves, des cours, mais aussi du matos... !
Depuis la création de l'I.E.M.S, l'école n'a cessé d'investir dans du matériel de haute technologie.

C'est d'abord une soufflerie de culasses qui permet l'étude très poussée de la perméabilité et de l'optimisation des dessins des conduits, d'admission, d'échappement et des sièges de soupapes.
C'est aussi des bancs d'essais moteurs, l'un disposant d'une capacité de 400 cv à 10.000 tr /mn avec un logiciel permettant la réalisation de cartographies, et l'autre un banc à rouleau Rotronic pour les motos.
C'est ensuite une aire de soudage où les stagiaires pourront souder à l'arc ou apprendre la soudure au TIG ou auMIG.
Les élèves pourront aussi, à loisir, usiner des pièces sur la fraiseuse et le tour de l'école ou disposer des nombreux outils de métrologie mis à leur disposition.
Enfin, ce sont des balances électroniques et surtout une coûteuseacquisition de données PI 3D qui initiera aux élèves toutes les ficelles des courses de haut niveau.
Il ne vous restera plus qu'à être sélectionné et à payer la formation, dont le coût est loin d'être négligeable.
Heureusement qu'une grande partie est subventionnée par le conseil régional du Languedoc-Roussillon.

L'I.E.M.S engagé dans la compétition
Cette année, l'institut s'est engagé en compétition.
Tout d'abord, en championnat de France Promosport 1000 au côté de votre serviteur et en Endurance avec le team Maccio, mais aussi en Rallye automobile.
Ces deux expériences sont indispensables pour les élèves qui auront la chance d'aborder concrètement le métier et de rencontrer les patrons de Teams ou autres décideurs.
Il n'y a pas à dire, les courses que j'ai pu disputer avecJean Marc Lancereau et ses élèves ont été un véritable rêve pour moi.
Imaginez, trois mécanos à chaque course qui sont motivés et compétants, et qui veillent sur ma GSX1000R de course... le pied quoi !

Adresse :
I.E.M.S 30360 Monteils
Tél.: 04.66.83.50.76
Fax: 04.66.83.68.43
Responsable de l'école : Michel Tapie
Responsable moto : Jean Marc Lancereau

Gros gaz à tous !

Jean François Le Glatin

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