| Jean François Le Glatin |
Bordeaux Mérignac, ou le maintien d'une épreuve sans saveur....
Le circuit de Mérignac est pour ceux qui ne sont pas au jus, un minuscule circuit qui se boucle en moins de 44 secondes pour les meilleurs.C'est dire le grand intérêt des courbes et des freinages de ce petit circuit. Les premiers essais sont laborieux et ma main blessée au Bol me fait beaucoup souffrir. Difficile dans ces conditions de prendre ses marques et de retrouver de l'agressivité. Côté concurrents, mauvaise nouvelle, les lascars sont affûtés et pour la première fois depuis le début de l'année, mes chronos sont en retrait par rapport aux autres. J'ai beau forcer et serrer les dents, ma main gauche me fait trop souffrir pour être efficace. Tant pis, je décide de partir aux qualifs avec l'espoir de retrouver mes marques rapidement. Qualifications sous une pluie battante... Là encore, la pluie redouble de force et je suis inquiet, car je n'ai jamais roulé dans ces conditions avec ma Suzuki 1000 GSXR. Je prends un départ trop prudent et me fait passer par presque tout le monde. C'est un peu fort, je force le rythme et me retrouve entrain de remonter sur la tête. Je termine à la cinquième place de ma manche, soit à la dixième au total. Dans le nuit de Samedi à Dimanche il tombe des cordes et le petit matin est tout aussi morose. Nous allons au circuit sans précipitation car notre finale est à 18 heures. L'après-midi, le temps semble se lever et la piste commence à sécher. Le sourire commence à revenir dans l'équipe et nous envisageons avec Robert di Foggia de nous venger de notre mauvaise qualif. Je prends un bon départ en finale et me retrouve bloqué par d'autres concurrents. Sur ce circuit mono-trajectoire, il est très difficile de doubler un concurrent dans vos chronos. Panique à bord, Jolivet s'envole et chute devant nous, le rythme est lancé. Je fais un écart pour éviter Bruce Rulfo et Robert di Foggia en profite pour passer. Je suis remonté à bloc et bien décidé à ne pas me laisser distancer par Gibet, mon concurrent direct au championnat. Mais une grosse chute collective au bout de la ligne droite fait sortir le drapeau rouge. Nous devons repartir pour une autre manche. Lors du deuxième départ, je rate mon envol et me retrouve derrière Bruce Rulfo qui me gène encore. Je parviens à le doubler et remonte sur le groupe devant moi. Jean Michel Louis et Moisan sont devant moi et roulent comme des mongoliens. Dans pratiquement tous les virages je me demande comment ils vont tomber. Je reste à distance pour ne pas leur rouler dessus et prépare mon attaque dans le dernier tour. Je passe devant le panneau 2 tours et me positionne au mieux. Mais coup de trafalgar, le drapeau à damier est présenté alors que nous n'avons pas bouclé les deux tours. Je suis piégé. La mort dans l'âme je rentre au stand avec la colère au ventre et le sentiment d'avoir passé un mauvais week-end. Il faut quand même être positif et voir le bon côté des choses, il me reste une course à disputer et 21 points d'avance au championnat. De quoi voir l'avenir avec calme et sérénité. Rendez-vous pour la dernière course à Pau où je serai remis de mes courbatures et où je me présenterai avec une envie toute fraîche. Gros gaz à tous ! Jean François Le Glatin | ||||
| COUPES DE FRANCE PROMOSPORT à Mérignac - Les Résultats | ||||
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