| Jean François Le Glatin |
Grosse galère pour le début du championnat le 17-18 mars sur le Circuit des 24H00 Moto du Mans. Nous sommes arrivés au Mans avec de grosses ambitions et une moto qui n'avait roulé qu'une seule fois à Ledenon. Les premiers essais ont été assez rapides et nous ont donnés beaucoup d'espoir pour la suite. Seul bémol, la fourche White Power ne fonctionne pas bien et nous n'avons pas de ressorts pour modifier les réglages (trop durs). Ce n'est pas grave, nous sommes quand même optimistes et les chronos sont assez bons. La moto est très légère, à la limite du poids. Je me fais vraiment plaisir, et la GSXR 750 est tellement vive que le handicap de puissance par rapport au 1000 est presque gommé. 1ère Qualif, grosse galère mécanique. Lors de la première Qualif, Tonio est présent et je compte bien lui montrer que tous les espoirs qu'il a mis en moi sont justifiés. Je parts doucement au premier tour, pour bien faire chauffer la moto, mais au bout du deuxième tour, le moteur explose à la sortie du musée. A ce moment là, je comprends que ce week-end ne sera plus comme avant. Je pose ma moto fumante et remplie d'huile le long du mur et je constate que les deux carters sont troués. Impossible de réparer avant la deuxième qualif de l'après midi, il faut trouver un moteur. Je trouve miraculeusement un moteur pour ma 750, merci à Bruce Rulfo, et le monte in-extrémiste dans le cadre. C'est un moteur strictement d'origine, mais c'est déjà çà. Malheureusement, la piste de la deuxième qualif est mouillée et il sera impossible de faire son temps de qualification dans cette séance. Je parts quand même le couteau entre les dents et ce qui devait arriver arriva, je me mets par terre dans le virage du chemin aux bœufs. Triste week-end, je rentre au stand abattu, je ne prends pas le départ Dimanche. Dimanche matin, nous faisons un briefing avec Tonio et nous prenons ensemble une grande décision. Nous abandonnons la catégorie Superbike ( trop chère) et Tonio me propose de me mettre à disposition un 1000 GSXR. Heureusement que Tonio a eu cette idée, car sans son aide, je serais entrain de compter mes bouts de bielle. Première course avec le 1000 GSXR à Nevers Magny-Cours le 30 Mars et le 1er Avril, cette moto est vraiment génialeJ'arrive à Magny-Cours avec seulement 1200 kms au compteur et une moto strictement d'origine. Première constatation, la moto n'est pas encore libérée et les premiers tours de roue me paraissent faciles. Il n'y à pas de doute, cette moto est un jouet d'une incroyable efficacité. Je suis d'ailleurs tout surpris d'être déjà dans de très bons chronos et de ne pas avoir le sentiment de forcer. Aux qualifications, mon temps me placera en troisième ligne et mes concurrents sont tout surpris de voir à quelle vitesse je me suis fais à cette moto. Lors de la finale de Dimanche, je me trouve dans un paquet de furieux avec lesquels je me suis vraiment bien amusé. D'ailleurs, Jean Yves Mounier en parle encore autour de lui avec respect. En course, je suis allé chercher des intérieurs dignes du mondial Superbike, certains s'en souviendront.. Je termine à la 9ème place du scratch et surtout à la 2ème du National Superbike. A l'arrivée je ne suis pas vraiment content, car mes freins m'ont donné beaucoup de soucis pendant la course. Le diagnostic sera prononcé après la course : plaquettes Brembo de mauvaise qualité. Bruno de Brembo mettra à ma disposition pour les autres courses des SBK3 qui sont beaucoup plus performantes que les nouvelles GP organiques. Troisième course le 7 et 8 Avril à Albi, l'open c'est comme les Grands-Prix il faut être équipé Albi est un circuit très rapide où les meilleures motos sont souvent les plus rapides. A Albi, la GSXR 1000 a fait des miracles. Pourtant, ce circuit très bosselé est un juge de paix pour les parties cycle et les ‘'mauvaises'' motos sont souvent à la peine à bas. Miss GSXR 1000 n'a pas flanchée à Albi. Elle s'est même montrée réellement très performante et efficace.
Lors des qualifs, sous la pluie, je serais crédité du deuxième temps provisoire dix minutes avant la fin de la séance. Mais comme la piste séchait, je suis rentré au stand : mon peu arrière commençait à patiner. Et là pas de roue d'avance et donc pas de possibilité de changer pour un mixte. Je n'ai pu constater que ceux qui avaient pu changer de pneu amélioraient leurs chronos.Résultat des qualifs, 10ème temps. A la finale, j'ai eu beaucoup de chance qu'il ne pleuve pas avant le départ, car mes roues étaient montées et je n'avais aucune possibilité de changer de pneu. Certains dans le paddock ont trois paires de roues. Nous à cause du manque de temps et d'un reliquat de roulement arrière, nous étions un peu comme des artisans de l'open. Malgré cela, je réalise un très bon départ, et me retrouve cinquième au premier tour. J'ai le bon rythme et mes chronos sont très rapides. Au troisième tour, j'ai la troisième vitesse qui saute au fond du circuit, m'obligeant à relever la moto et à perdre un bon paquet de dixièmes. Je suis furieux, car j'étais avec Dobé (meilleur Stocksport de l'année) et je pouvais rester avec lui c'est sûr. Je suis obligé de le laisser partir pour me concentrer sur ce problème et surtout trouver la parade. A cinq tours de la fin, Pierrot Leravansten me double et j'arrive avec beaucoup d'efforts à rester dans sa roue. Au dernier tour je tente et réussis un freinage de folie. Dans cette manœuvre, Pierrot se rate et tire droit dans l'herbe. Je termine la course à la 7ème place du scratch et surtout à la 1ère du national. Je suis un peu déçu, car sans ce problème de boîte, je pouvais rester avec Dobé et Bonhuil. Au démontage, nous diagnostiquerons une vis du barillet de sélection déserrée. Rien de grave mais avec les bosses d'Albi, cette vis aurait du être montée au frein-filet fort. |