| CB500 Cup |
| Résumé de Tanguy Rouzel Ledenon Mai 2002 |
Le mauvais sort était au rendez-vous... Jeudi 4 : Après une journée de route, arrivée dans la soirée à Ledenon . La moto mise à l'abri, on gravit la petite route escarpée et peu carrossable qui mène au circuit. Le paddock est déjà bien garni et on installe le barnum en profitant des quelques emplacements intéressants encore libres. Rencontres avec certains concurrents de Carole : petit à petit on entre dans le week-end de course, le compte à rebours se déclenche Il ne s'arrêtera que dimanche soir. L'accès à la piste est possible et c'est à pied que je découvre ce fameux circuit : triple gauche, le pont, la remontée sur la parabolique ... vraiment très impressionnant, il en faudra des tours et des tours pour prendre les premiers repères. Retour à l'hôtel, le week-end s'annonce chargé. Vendredi 5 : La journée commence par une heure et demie d'attente dans un couloir exiguë pour s'inscrire aux séances d'essais libres de la journée.En fin de matinée, sous un soleil digne de cette région, je rentre sur la piste. Sur la moto la piste apparaît encore plus impressionnante, il faudra être patient : les virages sont pour la plupart aveugles, certains en dévers, le revêtement, bien que neuf, reste très bosselé. Autre nouveauté importante : il faut se familiariser avec la vitesse. En effet, contrairement à Carole, le circuit comporte des enchaînements rapides. C'est en abordant ces courbes que la moto m'apparaît beaucoup trop souple de l'avant ce qui me vaut quelques grosses frayeurs. Je rentre au stand un peu sceptique devant le travail à accomplir aussi bien sur le pilote que sur la machine. L'après midi est consacrée, dans un premier temps, au contrôle technique avec son lot de tracasseries habituelles. Avant d'attaquer la deuxième séance d'essai, on rajoute deux nouvelles cales dans les tubes de fourche en espérant améliorer le comportement de la machine. La moto est plus facile à " tenir " de l'avant et on améliore de dix secondes le temps au tour. Cet effort doit évidemment être relativisé vu le manque de connaissance de la piste. Samedi 6 : Roulage prudent pendant la séance matinale obligatoire. La course qualificative n'a lieu qu'en début d'après-midi : l'équipe en profite pour vidanger la fourche. Repas léger, la tension monte, faire un résultat ne sera pas facile. La place sur la grille nous situe en milieu de peloton mais un mauvais départ condamne très vite nos chances et comme à Carole il faut " courir après le score ". Malheureusement le manque de connaissance du tracé fait que la remontée est moins efficace que lors de la course précédente. Le drapeau à damier nous laisse juste à la porte de la " qualif ". La bonne nouvelle est que la moto est de plus en plus saine. Tous nos espoirs se reportent à nouveau sur les repêchages matinaux du dimanche. Dimanche 7 : Les dieux sont contre nous : il a plus toute la nuit, la piste est détrempée. C'est donc sous un crachin breton qu'on défendra nos chances. Le départ est cette fois bon; il nous fait gagner deux places et c'est en quatrième position qu'on attaque le triple gauche, huit pilotes seront repêchés, il nous suffit donc de gérer ; freinage prudent au virage du pont mais avant d'aborder le point de corde un choc violent nous projette à terre ; en glisse sur le dos, je vois un concurrent à terre derrière nous, sa machine en perdition vient de nous heurter ... Je relève ma moto ; elle ne redémarre pas immédiatement et c'est avec plus d'un tour de retard qu'on reprend la piste ; le frein avant est endommagé et c'est vraiment "pour le sport" que la ligne est franchie . Rendez-vous à Carole #35 Tanguy Rouzel |