| CB500 Cup |
| Résumé de Tanguy Rouzel Le Mans Juillet 2002 |
Dur,dur ...
le paddock est déjà plein alors qu'il ne devait être ouvert qu'à partir de 08h00. On trouve quand même un emplacement juste devant l'entrée du parc fermé ce qui nous gratifiera de la visite de nombreux concurrents tout au long du week-end. J'ai hâte de mettre en application les conseils prodigués par Sylvain Largaiolli et Sylvère Fredix lors de séances d'entraînement. Pour ma première participation au Mans je suis super motivé par une qualification dès le samedi mais il faut alors s'appliquer à descendre les chronos régulièrement lors des séances libres. Le cauchemar commence. Premier tour lancé, j'accroche maladroitement le vibreur intérieur au "esse" Dunlop ... la tête tape, le casque devra être changé ; difficulté pour relever et sortir la moto du bac, je vois passer Fredix, pas fier l'élève. La casse semble classique sauf que mon voisin juge. Les tubes de fourche tordus. Le contre la montre commence : trouver un marbre et de quoi redresser les tubes avant 15h20 pour la deuxième séance. Je ne connais pas la région et visite au juger Dafy, deux carrosseries, concession Honda...rien à faire personne ne veut opérer. Stress ... Grand merci à Jérémy Esnault qui m'indiquera l'adresse salvatrice. A 15h21 la moto est remontée, elle semble être redevenue saine mais la confiance est partie. Vendredi 19 : Comme la veille la chaleur est au rendez-vous. Première séance matinale, dur de se faire violence pour retrouver l'agressivité en piste, la chute de la veille laisse des traces. Réconfort : Fredix m'attend dans le dernier tour, nouvelle leçon, merci m'sieur . Contrôles technique et administratif relativement calmes vu le nombre élevé de concurrents. Deuxième séance confirme le mieux mais on reste très loin des temps de qualification. On fera mieux demain. Samedi 20 : La séance d'essai obligatoire du matin nous rassure définitivement : notre meilleur temps est amélioré. Notre place en milieu de grille nous laisse toutes nos chances. Le départ est honnête mais un manque d'agressivité dans le premier tour nous condamne à une course poursuite. La poussière monte ; devant, la course est "chaude", Esnault en fera, entre autres, les frais ; ça va de mieux en mieux mais les six tours de la course sont trop courts pour nous laisser le temps de refaire le handicap du départ et on échoue à la dix-septième place à moins d'une seconde de la qualif. . Premier bilan positif : la confiance est revenue, la moto est saine, vivement demain. Dimanche 21 : Réveil matinal pour aller disputer le repêchage. Grosse envie d'aller tourner sur ce circuit que je commence à savourer. On est en première ligne et malgré la présence de certains pilotes de renom, il devrait rester quelques places pour la qualif... La piste et les pneus sont froids : prudence. Tour de chauffe : occasion de s'entraîner au départ ; excellent, jamais je ne suis parti aussi bien. Si j'arrive à accrocher la roue du concurrent voisin qui semble à l'aise, je dois me mettre à l'abri d'une mauvaise surprise type Ledenon. Feu rouge, essayer de faire encore mieux que tout à l'heure. Feu Vert, la moto se cabre, elle m'échappe et retombe lourdement sur le flanc... Amen, la messe est dite. La qualification nous tendait les bras. Comment se pardonner une aussi grossière erreur ? Impossible ! L'amour propre en prend un sacré coup ! Boule au ventre en voyant passer les concurrents lors de la finale. A signaler les belles courses de Fredix et Largaiolli qui, contre toute attente, imposent leurs Honda derrière la Kawa de Eisen sur un circuit qui avantageait pourtant ce type de machine. Rendez-vous à Ledenon. #35 Tanguy Rouzel |