| CB500 Cup |
| Résumé de Tanguy Rouzel MERIGNAC 21 & 22 SEPTEMBRE |
Vivement l'année prochaine !!!
Jeudi 19 Trois séances nous sont proposées aujourd'hui. Mis à part Fredix et Eisen, déjà titré, la majorité des furieux de la 500 sont là. Dès les premiers tours de roues il apparaît clairement que Sylvain Largaiolli est au-dessus du lot. Pour ma part, même si les chronos sont honnêtes, le week-end s'annonce studieux. Seuls les 25 meilleurs seront retenus pour la finale de dimanche. La qualification de Ledenon n'est pas prise en compte ce qui ne laisse pas espérer une bonne place sur la grille du samedi. Le circuit est vraiment étriqué, les dépassements seront hasardeux, tout dépendra du départ et comme c'est loin d'être mon fort... Vendredi 20 Journée sans soucis particuliers. Encore trois séances qui permettent de s'améliorer mais la concurrence n'amuse pas le terrain. Largaiolli impressionne. Avec la famille et les potes qui ont fait le déplacement, on savoure façon " dolce vita " un de nos derniers barbecue de l'année. On échappe de peu à un violent orage. Samedi 21 La température est tombée, des orages sont annoncés en cours de journée. Comme je le craignais je suis assez loin sur la grille. Ma quatorzième place m'oblige à mettre un minimum de quatre concurrents derrière moi ce qui ne va pas être simple. Le ciel se charge de nuages de plus en plus menaçants. Mise en grille. Se concentrer sur l'embrayage et le premier virage. Vert. Départ laborieux mais qui ne fait pas perdre de place ; premier tour satisfaisant avec un dépassement à la clef ; je sors mal du sinueux ; hors trajectoire je reste soudé à ma poignée de gaz ; il faut que ça passe, devant ça roule, pas question de lâcher un centimètre si difficile à gagner. Ca ne passe pas du tout ; l'arrière en sortie d'enchaînement se dérobe, raccroche, je suis éjecté et... une glisse de plus sur le bitume. Sans illusion je cours vers la machine : réservoir percé ... fin de l'exercice. En attendant que mes compères finissent d'en découdre, j'ai tout le loisir avec les très sympathiques infirmières secouristes de soigner un trou sanguinolent dans mon avant bras droit. "Vous voyez le noir autour c'est du goudron et le rose au milieu c'est votre muscle..." Elle est charmante. Le choc de la chute et la vue de ce muscle sous une perspective peu commune ne me permettent pas d'apprécier pleinement le retour musclé en pace car à l'infirmerie. Fin des émotions pour la journée. De retour au paddock les copains sont déjà à pied d'uvre pour réparer. Sous les ordres de Pierre "le coach", la moto, qui maintenant, c'est certain, ne ressemble plus à rien, est mise à nue. Si la perspective d'arrêter là les frais pour ce week-end m'avait effleurée, il semble que pour Joss, Karim, Bertrand, Thibaut et Pierre l'idée soit totalement saugrenue. Jusqu'à la nuit ils s'appliqueront à remettre la machine en état. Merci à Sylvain Largaiolli de me prêter son réservoir de rechange. Après que Sylvie ai délicatement changé le pansement je m'écroule sur mon lit. Dimanche 21 La piste est mouillée par des averses nocturnes. Très bien ; partant dernier, il faudra des chutes devant pour avoir une chance de rentrer dans les cinq. Dès le tour de chauffe un concurrent va au tapis, un de moins. Bon premier tour, deux de dépassés, encore des chutes devant, mon bras ne me gène pas trop je me prends à rêver de l'exploit. Milieu de Parabolique la moto m'échappe... ça devait être écrit. L'occasion de retrouver ma secouriste : "très belle glisse" se plait-elle à commenter en connaisseuse ; quand je vous disais qu'elle était charmante. Derrière moi trois autres motos partiront à la faute sur la même trace d'huile avant que le drapeau rouge ne soit sorti. Sylvain Largaiolli clôturera magistralement ce week-end bordelais en remportant brillamment sa première victoire. Rendez-vous en 2003 #35 Tanguy Rouzel |