Bilan de la saison 2002 par Michel Robert
@TOMO Course 1/8 Nevers Magny-Cours

Saison 2002 : Nevers - Ledenon - Vigeant - Nogaro - Albi - Dijon - Ledenon - Carole

La préparation
Une nouvelle peinture, fraîche de chez Cottard, vient égayer notre belle monture pour cette première course.
Pour le reste, hormis un radiateur flambant neuf de chez Proradia, pas de surprise ni de nouveautés, nous allons essayer d'être fiables.
Nous retrouvons nos copains de l'année dernière et c'est un bonheur !

Les essais
Départ le jeudi matin vers 5 heures, nous arrivons de bonne heure pour bénéficier des premières séances toutes catégories confondues.
Ce n'est pas inutile car nous essuyons quand même des plâtres de début de saison sur les trois runs :
Une fuite d'huile de la nouvelle selle/bac de décantation, L'alimentation de pompe qui se décroche, Une remontée d'huile qui se fait la malle (et me repeint avec figure libre)

Vendredi, deux séances seulement pour Protwin, la première me voit tourner en 1'55'' car le filtre à essence s'est bouché.
La deuxième, me fait constater une instabilité importante en sortie de virage car l'avant est beaucoup plus libre et remonte beaucoup.
Les chronos ne sont pas terribles (vers les 1'48'').

Samedi , une seule séance vers 18H00 ne nous permet pas de régler suffisamment pour faire mieux qu'une quatrième place.
La deuxième séance, dimanche matin 8H30 ne peut être qualifiée que de "warm up" car l'heure d'été nous a enlevé une heure et à 7 heures 30, la piste est très froide.
Les 23 premiers n'ont pas amélioré. C'est donc Franck Tauziède qui mène les débats (1'44''6) avec 1,5 seconde d'avance sur Louis Luc Maisto et presque trois sur Molinier et moi.

La course
Protwin @tomo magny coursUne longue attente nous est réservée car la course n'est qu'à 18H30.
Les retards habituels aidant, nous arrivons sur la pré-grille vers 7 heures. Notre ami Tauziède, frappé d'une amalriquite aiguë, comme le dit Louis Luc, a réalisé la pôle et part confiant avec un pneu d'occase.
Je pars doucement pour le tour de reconnaissance car la moto ne tient toujours pas la chauffe en statique et j'appréhende l'attente.
Pour le tour de chauffe, là, pas d'hésitation car il faut faire chauffer le disque carbone.
Horreur, la moto manque de me jeter à chaque virage. L'amorto arrière s'est dépurgé et il n'y a pas d'amortissement.
Je sais qu'il peut se purger tout seul et je continue tout de même à accélérer et freiner du mieux que je peux.
En revenant sur la grille, j'hésite beaucoup à rentrer aux stands car le départ en première ligne, avec 50 furieux derrière, ne me laisse pas le droit à l'erreur si la moto se tortille dans le gauche rapide du bout des stands comme au tour précédent.
Je tente quand même le départ, le plus prudemment possible, et ... cela marche.
Mon départ tout doux est du coup réussi et, dans l'enfilade, les saucissonnages sont raisonnables.
Je file le train de Stéphane Molinier, j'assure mon premier freinage derrière Louis Luc qui m'a passé dans le bout droit.
John Bakker, un des quatre Hollandais de cette manche essaye un freinage avec 50 bornes de mieux que tout le monde et finit dans l'échappatoire.
Nous arrivons à la chicane des stands. Louis passe Molinier à l'entrée et moi à la sortie.
Nous passons premier et deuxième (du stand et de la course) devant la grille de départ.
Mes sorties de virage sont très hésitantes mais je me concentre sur les entrées pour garder le contact.
Louis s'éloigne quand même petit à petit.
Je m'attends à me faire passer rapidement car la moto n'est pas très véloce en sortie d'Estoril mais les tours passent et il n'y a que Tauziède qui pointe le bout de son carénage de ci de là.
Il tente un freinage (suicide) qui rate et je tiens un tour de plus.
Au cinquième tour, la maladie chronique de l'arrière se manifeste : des sautillements de la roue arrière sur les angles en appui avant.
Tauziède sort mieux et me passe en bout de ligne droite à l'intérieur pour me gêner. Cela marche mais je le repasse à l'intérieur.
Nous sortons ensemble mais je ne lui ferme pas la porte car je sais qu'il est plus vite que moi.
Effectivement, il s'éloigne assez vite car mon problème s'amplifie.
Dans le neuvième tour, des drapeaux jaunes, rouge et jaune puis rouges nous font ralentir et arrêter car il y a de l'huile sur la piste.
Bien que prudent, je manque de m'envoler dans le pif-paf rapide.
Enfin nous arrivons aux stands dans cet ordre : Louis, Franck et moi.
Le classement est entériné au tour complet précédent (le 7e). Alain Cottard est à la tête des accessits sur son Aprilia devant Molinier et Boucheron sur leurs TL et 998 respectives.

Conclusion
Les performances ne sont pas très glorieuses mais la saison va être longue et je suis très content de m'en être sorti aussi bien,...16 points d'engrangés.
Louis est ravi, Franck Tauziède moins mais nous hissons nos coupes pleines d'œufs et Smarties devant la foule en délire (8 personnes dont les photographes et les officiels).