| Bilan de la saison 2002 par Michel Robert |
| @TOMO Course 3/8 Le Vigeant |
La préparation Les évolutions moteur ne sont pas prêtes, par contre, la nouvelle roue avant est montée et nous allons chercher la deuxième au Mans en descendant. Cette roue nous apporte un gain de 500 grammes sur le moyeu, pas encore sur la roue elle-même mais elle a l'avantage d'être sans saut ni voile. Il nous reste à élucider la dégradation du comportement de la roue arrière en fonctionnement. Les essais Arrivés le mercredi soir, nous ne pouvons que nous installer car la piste est réservée par des autos. Il fait beau mais le temps doit tourner à la pluie. Effectivement, jeudi matin, le ciel est menaçant mais nous partons en slick pour une première séance de roulage. La moto cale au bout d'un demi-tour. Je rentre en poussant en nous arrivons à la redémarrer. Hélas, des gouttes commencent à tomber, des pilotes aussi et le drapeau rouge est sorti. L'autre séance de l'après-midi est complètement sous la pluie, je décide de la sauter pour ces premiers tours de validation. Vendredi, il pleut toujours. Les plaquettes avant qui sont montées ne correspondent pas au disque et il me faut quelques tours pour arriver à disposer d'un freinage correct. La roue se comporte correctement et les premiers tours sont bouclésen 2'14''. L'après midi, toujours aussi pluvieux nous assure une amélioration des réglages pluie et le chrono descend à 2'06''. La moto est délicate à l'accélération car elle part en deux temps et relativement violemment. Nous sommes obligés de changer le boîtier qui a dû prendre l'eau. Samedi, 9H00, la première séance de qualification propulse Franck Tauziède en tête. Il est engagé en Superproduction et a bénéficié de plus roulage. Il est en 2'02'' et je le suis à quelques dixièmes. La piste sèche un peu dans l'après-midi puis se remouille. Notre deuxième séance est en peu moins humide et je me réserve pour la fin de séance mais les quelques pilotes qui roulent sont dans des rythmes très variables et je suis gêné plusieurs fois. Je n'améliore mon chrono que d'une seconde ce qui me fait passer devant Tauziède mais Franz Schwarz descend en 2'00'' et prend la pôle. Stéphane Molinier complète la première ligne derrière Tauziède. Selim Dutipek a réalisé un super chrono en 6ème position alors que Cottard n'est que 16ème suivi par Maïsto. Le temps est sensé tourner au sec pour dimanche et nous obtenons un warm-up vers 9H00 pour essayer de régler les motos avant la course qui est prévue à 11H30. Ce court warm-up confirme que la moto se dégrade mais nous n'avons pas la possibilité de régler mieux et nous voulons éviter les paris de dernière minute. La course Le temps est stabilisé au beau.Avec le souvenir de l'an dernier, je sais que je vais devoir sacrifier le départ pour éviter la surchauffe. Je ne peux pas chauffer le frein carbone et, en plus, la moto continue à avoir des petites explosions dans le pot, signes d'un souci d'allumage. Effectivement, je m'élance de manière chaotique et assure un freinage délicat sur le premier demi-tour. Cela me conduit vers la dixième place et je reviens 6ème vers la fin du premier tour. J'ai le temps de voir Tauziède tomber à l'entrée du petit gauche serré avant les stands. C'est Stéphane Molinier qui a pris la tête, suivi par Schwarz, Cuttica, Boucheron et Cottard. Je commence à prendre le rythme de course et les premières amorces de saut de l'arrière se produisent. Louis-Luc Maïsto me passe et je me trouve en 7ème position à la queue du peloton de tête. J'ai du mal à prendre les enfilades car la moto ne supporte pas que je coupe les gaz en entrée rapide. Je dois trouver une vitesse limite qui me permet de conserver la moto en appui arrière dans ces phases. Avec, en plus, les à coups à l'accélération, c'est vraiment délicat et ce n'est qu'au quatrième tour que je commence à revenir sur mes adversaires. Louis-Luc a passé Cottard et je fais de même. Au sixième tour, je passe Boucheron et Maïsto qui piétinait derrière lui. Devant, la piste est libre. Franz a déjà plusieurs secondes d'avance et suit Molinier. Maintenant que nous avons le champ libre, Louis-Luc et moi commençons à nous détacher. Louis me fait plusieurs fois la ligne droite mais je le repasse aussitôt. Je sais que je ne peux me permettre de le laisser passer car la moto continue à se dégrader en entrée de courbe. S'il passait devant, sa meilleure vitesse de passage et son accélération me laisseraient sur place. Au 9ème tour nous nous rapprochons de Molinier qui s'est fait passer par Franz. Il commence à fumer blanc du pot et je m'inquiète des projections d'huile. Louis est juste derrière moi et je commence à avoir la visière du casque couverte d'huile. Molinier fait un travers dans la chicane rapide et sors de la piste. A ce moment quelques gouttes de pluie viennent se rajouter à l'embrouille. J'ai du mal à distinguer l'huile de l'eau et je ralentis modérément. J'assure mes freinages et termine les deux derniers tours devant Louis. Cottard est revenu sur ces entrefaites et prend la quatrième place, juste derrière Louis-Luc. Conclusion Avec des chronos supérieurs de près de trois secondes à l'an dernier, nous ne pouvons que nous estimer heureux de finir sur le podium. Franz profite bien de ces évènements et devient un rival certain au championnat. Louis reste à une encablure et Boucheron continue d'assurer de bonnes places. Le championnat est décidément ouvert ! |