| Bilan de la saison 2002 par Michel Robert |
| @TOMO Course 5/8 Albi |
La préparation Coup dur ! Le moteur préparé est revenu de la SODEMO complètement HS. Alors que la cartographie était en dégrossissage, l'ingénieur chargé du banc n'a pas respecté les pauses de contrôle et a fini par faire serrer le moteur par manque d'huile. Non seulement nous n'avons pas les chevaux espérés pour Albi mais il va falloir faire avec quelques chevaux en moins car les bonnes culasses ont été adaptées au nouveau moteur. Les essais Le circuit n'est ouvert qu'à partir du vendredi matin. Il y a, par contre, 4 séances de prévues dans la journée pour notre catégorie. La première est à 11H00 et je constate très vite qu'il y a un problème moteur car la moto n'arrive pas à prendre ses tours. Avant la première séance de l'après-midi, Jérôme et Nicolas changent le boîtier mais cela ne règle pas le problème et nous ratons les deux dernières séances de la journée sans avoir trouvé. Ce n'est qu'en soirée et après avoir changé régulateur, bobines et bougies que la moto retrouvera ses chevaux. Première séance d'essai qualificative, il pleut. Comme il risque de pleuvoir toute la journée, je laisse les pneus pluie usés de la dernière monte du Vigeant. Ils suffisent largement pour faire la pôle d'une bonne seconde devant Franz Schwarz et Louis Luc Maïsto. Deuxième séance, la pluie s'est arrêtée une heure avant et la piste sèche rapidement. Je pars en pluie mais je m'arrête aussitôt pour faire monter des slicks. Il ne reste qu'une demi séance pour faire un chrono et, en même temps, trouver quelques réglages mieux adaptés car la moto bouge énormément en sortie des deux virages rapides. La course Encore un temps incertain qui finit par tourner au sec et nous voilà repartis avec des assemblages de pneus hétéroclites.Je pars avec un mixte D208 à l'avant et un slick à l'arrière. Un départ donné avec un feu qui passe à l'orange avant le vert me permet de faire un moins mauvais départ que les autres. Je vire en tête au premier virage. Je n'ai guère d'espoir de m'éloigner car la moto bouge toujours en sortie et je ne peux pas accélérer suffisamment pour les deux grandes lignes droites. Louis me passe dans le grand bout droit. Je ne lâche pas d'une semelle jusqu'à la mi-course où nous rattrapons déjà un attardé, Alfredo Blanco. Louis le passe juste avant la chicane et, bien que prévenu par les drapeaux bleus, Blanco rentre dans la chicane sans me laisser de place, ni à l'entrée, ni à la sortie. Il accélère même à fond entre les deux esses de la chicane et me gène encore à la sortie. Je perds deux secondes pleines sur Louis. Je repars le couteau entre les dents mais la moto commence à sauter de l'arrière dans les entrées rapides et je finis à deux secondes de Louis à l'arrivée. Franz complète le podium a plus de 5 secondes derrière. C'est rageant de voir que nous sommes si près de la victoire avec tant de bâtons dans les roues. Il va falloir que ça change ! Conclusion Les choses deviennent plus simples, entre Louis, Franz et moi, il faut que je gagne trois des quatre dernières s'ils font au mieux de leurs possibilités. |