Bilan de la saison 2002 par Michel Robert
@TOMO Course 8/8 Carole

Saison 2002 : Nevers - Ledenon - Vigeant - Nogaro - Albi - Dijon - Ledenon - Carole

La préparation
Avec une moto inchangée depuis Ledenon, il ne nous reste qu'à limiter les risques.
Quelques fin d'après midi à Carole suffisent à valider les quelques choix qu'il nous reste.

Les essais
JBB/BMWBruno Labé, notre journaliste promoteur, a décider de rouler avec l'ancêtre JBB/BMW.
Il s'y emploie avec succès jusqu'à une mauvaise chute mercredi. Il décide de renoncer vendredi soir. Nous avançons dans nos dégrossissages.
L'assemblage le plus performant me permet de faire 21 tours d'affilée dans un rythme correct vendredi soir. Nous avons les deux WP et un disque neuf à l'avant.
Nous décidons de remonter le vieux disque pour les essais du samedi pour l 'économiser.

Samedi, 9 heures, nous sommes 45 pilotes et il y a deux séances.
La première série de qualification se déroule sur une piste séchante et les chronos ne sont pas terribles (1'14), pour la deuxième série, la piste est complètement sèche mais presque tout le monde est en pluie.
Je réussis quand même un 1'08 qui me porte en pôle provisoire devant l'étonnant Nicolas Trolard avec ses 17 ans qui a monté des mixtes et Louis Luc.
Si la pluie revient, les résultats seront panachés et c'est anormal car les séries ont été tirées au sort et les plus rapides sont tous dans la deuxième.
Heureusement, la deuxième séance, vers 15H, est sèche et les chronos se stabilisent entre les deux séries.
Louis Luc réalise la pôle devant moi. Le leader de la coupe Aprilia, Sébastien Descoings, prend la troisième place devant Franz. Cuttica, Moustique le revenant avec une 888 de Dominique Lecam, Molinier et Cottard forment la deuxième ligne.
Une bonne nouvelle pour les non qualifiés, ils vont pouvoir rouler dans la finale des 1000cc qui a une grille incomplète.

La course
La pluie prévue la veille se met à tomber vers midi.
Notre course part à 16H et nous surveillons tous le ciel pour voir si le temps va se maintenir ou bien s'éclaircir.
L'heure fatidique approche et il pleut toujours. Tant mieux !
Tout le monde part en pneus pluie et je n'ai plus qu'à me concentrer pour cette finale décisive.
Une heure de décalage est réservée à essayer de nettoyer la piste car un des concurrents de la coupe Aprilia à vidangé de l'essence pendant deux tours.
Les courses repartent avec de nouveau la coupe Aprilia, les 250 puis les 600cc.
A nous !
Dunlop m'a passé de nouveaux pneus et je pars tranquillement pour le tour de reconnaissance.
Bien que Jérôme et Nicolas m'aient monté un circuit d'eau allongé, j'évite de faire chauffer le moteur.
Le tour de chauffe est lancé, je suis toujours prudent et bien m'en prend car le départ s'éternise car Louis Luc a quelques gouttes de gras qui s'écoulent de son bac et le directeur de course discute avec lui. Tout se calme et le départ est donné.
Je m'élance gentiment, sans faire de roue arrière, et me retrouve 5ème à l'amorce du premier virage.
Je reste à l'intérieur et passe tout le monde. J'entame prudemment le sinueux, négocie la parabolique tellement gentiment que je m'attend à me faire passer en sortie mais non !
Golf et Hotel sont négociés avec des freinages allongés de 50 mètres et au passage du premier tour j'ai l'impression que le drapeau rouge a été sorti car mes poursuivants sont très loin.
Michel Robert au tapis sur le circuit carole Le freinage d'Alpha revient pour la deuxième fois mais le levier à peine effleuré, la moto se couche instantanément.
Je glisse sans mal sur 100 mètres et constate que la moto tourne encore au ralenti mais le guidon gauche est cassé.
Je coupe le moteur, relève la moto et voit Franz qui est aussi tombé, lui dans le premier passage à Golf.
Je n'ai pas eu le temps de penser à l'éventuelle perte du championnat qu'il est déjà dans la poche !

Il est curieux de voir que les deux plus rapides et sûrs sous la pluie sont tombés si vite.
Tout s'explique : la piste n'est pas propre car elle n'a été nettoyée qu'à l'eau.
Les chronos des catégories précédentes sont à près de 5 secondes des temps normaux.
Gérald Muteau vient de gagner la course des 600cc avec des chronos de 1'17 alors qu'il tourne sous la pluie en 1'11 habituellement.
J'aurais dû, comme d'habitude, aller interviewer les pilotes après chaque course pour m'en assurer mais j'ai préféré m'isoler pour cette finale importante et j'ai raté le coche.
Mon premier tour prudent ne m'a pas averti qu'en revenant pour la deuxième fois au même freinage d'Alpha, la trajectoire était sale car j'avais freiné la première fois hors trajectoire, à l'intérieur.

Je retrouve Franz à l'intérieur de Golf où il tombé, comme moi, en tout début de freinage.
Nous tombons dans les bras l'un de l'autre et Gérard Délio, notre Photopress Man, nous fait quelques clichés.
Nous regardons la course en encourageant nos copains. C'est Florian Levasseur sur Aprilia qui a pris la tête devant Molinier et Trolard.
Peu de changement de positions jusqu'à l'arrivée qui s'effectue dans cet ordre.
Louis Luc navigue en 9ème position. Le championnat n'est pas bouleversé puisque tout le monde conserve sa place d'avant la course.

Conclusion
C'est avec un grand soulagement que cette saison se termine.
C'est bien la première fois que je gagne un championnat avec plus de plaisir pour la satisfaction de toute l'équipe que la mienne.
Tout ces efforts de près de 20 personnes différentes sont enfin récompensés.
Nous terminons la fête dans la tente, champagne !


Michel Robert #1 !