| Oschersleben Inside Endurance Moto 38 |
| Un reportage de Patrick Joud |
Ou le journal d'un kiné chez les teutons ![]() LA NUIT Avant minuit, la 1 aura abandonnée (chute), ainsi que la 8 (bris d'alternateur). La guerre est déclarée : il nous faut remonter, et les pilotes tournent toujours très vite. Nous sommes à la fois très motivés, mais il faut admettre l'évidence : la 7 n'a plus la pression de la bollinger, et elle réplique coup pour coup au chronos de nos pilotes. A la régulière, ce sera dur. Reste que la course n'est pas finie......Le sort s'acharne : le dernier ravitaillement avant minuit traîne : problème de roue avant. Sébastien est rentré fatigué : les pneus se sont détruits, et il s'est battu avec la moto. MINUIT ET DEMI : la course est relancée !! Alors que Gwen se préparait pour repartir, la suz officielle casse son moteur et répand de l'huile sur la piste : 3 autres motos chutent. Olivier Four est un peu choqué mais va bien. Lorsque le pace-car rentre, les positions sont les suivantes : la 94 avec 374 tours, la 7 (367), la 38 (359), la 4 (355) et la 45 (354). 2 heures du mat : tiens, je me ferais bien réchauffer une diot (saucisse de chez eux) avec de la polenta.... Lorsque j'accompagne Sébastien pour son relais, la 94 tourne en 1.35, la 7 en 1.37, et Gwen en... 1.33 !! Mais les écarts restent stables et nous sommes toujours à 8 tours de la 7. Ils gèrent ... Le jet team est quatrième à 16 tours de la tête, la 84 à 19, et la 45 (JLC moto) à 21 tours. On commence à sortir les calculatrices pour savoir ce qu'on peut aller chercher à la régulière Vers 3 heures du mat, je me balade dans la pit-lane , et je me régale de cette ambiance nocturne : tout le monde dort chez phase one (sauf un " guetteur " bien sur), la musique hard est à fond chez les autrichiens, 3 mécanos sont de veille chez Guyot,... 4 heures : tiens, le cuistot a fait du pain perdu... ça commence à s'endormir dans notre stand, pendant que Gwen tourne 2 à 3 secondes plus vite que les premiers. Mais au cumul des 3 pilotes et des ravitaillements, l'écart avec la 7 ne faiblit pas ... Il faut rappeler que nous sommes en superproduction, et eux en superbike, ce qui vous donne une idée du talent de nos pilotes. 6 heures : le cuistot va se coucher, dommage.... |